Adultes

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  • Et la vie privée dans tout ça?

    Protéger sa vie privée, cela veut surtout dire ne pas partager ou ne pas diffuser TROP d’informations. 13% des jeunes actifs sur un réseau social ont encore tendance à publier leur adresse ou numéro de téléphone sur leur profil. Profil qui, dans un cas sur 4, est ouvert à tout un chacun.

    Esprit critique et données personnelles

    ‘C’est trop beau pour être vrai’ ? Alors, il se peut que cela ne soit pas vrai. Sur internet, on peut trouver des tas d’informations fiables et enrichissantes. Mais on peut être aussi confronté à de fausses informations. Sensibilisez votre enfants à réfléchir si ce qu’il voit ou lit en ligne est vrai. Est-ce que pertinent de remplir un fomulaire-concours avec mes informations personnelles pour remporter une tablette ?  Pour sensibiliser votre enfant à ce que sont ses données personnelles, faites des liens avec la vie réelle. ‘Te promènerais-tu avec une pancarte où il y a ton adresse, numéro de téléphone… au milieu d’un centre commercial ? Non ? Alors il ne faut pas non plus donner ses informations à n’importe qui et n’importe où sur internet.’

    Comment sensibiliser mon enfant à protéger sa vie privée en ligne?

    La protection de sa vie privée commence par une analyse d’accessibilité du profil : qui peut avoir accès à quoi ? Les paramètres de confidentialité permettent de limiter la visibilité du profil. Pour savoir comment configurer ses paramètres de confidentialité, cliquez ici. Réfléchissez avec votre enfant à la notion d‘amitié en ligne. Faites des liens avec la vie réelle : il y a des personnes avec qui l’on est plus proche que d’autres, comme dans la vie réelle. Aidez votre enfant à classifier ses amis en fonction du lien qui les unit : l’école, la famille, les loisirs… Cela lui permettra ensuite de définir la visibilité du profil pour chaque groupe d’amis.

    Expliquez-lui également ce qu’est le droit à l’image, et l’importance de le respecter. Votre enfant a le droit d’exprimer son accord ou non quant à la diffusion d’une image de lui sur les réseaux sociaux. Cela peut avoir une influence sur son e-réputation.

    Les données personnelles sont protégées selon le cadre légal. La loi stipule que tout le monde a droit au respect de sa vie privée dans les limites fixées par la Constitution belge, article 22Lien externe). Cette loi protége les consommateurs et assure que les données personnelles ne soient pas utilisées de manière abusive. La protection de la vie privée est également présente en ligne et sur les réseaux sociaux. En s’inscrivant sur une plateforme, l’utilisateur accepte les conditions d’utilisations – parmi lesquelles se retrouve l’utilisation des données privées. D’où l’intérêt de lire ces informations et de sensibiliser les jeunes aux informations personnelles qu’ils partagent.

    La meilleure protection de la vie privée reste la prudence vis-à-vis de la diffusion de ses propres données et de vérifier régulièrement ce que les autres personnes postent à notre sujet.

    Encouragez votre enfant à réfléchir avant de publier et à vérifer régulièrement son image en ligne en entrant son nom dans les moteurs de recherche.

    Trois règles d’or faciliteront la réflexion :

    1. Tout ce que l’on publie sur internet peut tomber dans le domaine public
    2. Tout ce que l’on publie sur internet peut être vu par tout le monde
    3. Tout ce que l’on publie sur internet, peut y rester éternellement.

    Outils:

    Vous trouverez des tas d'informations et d'idées pour stimuler votre enfant à être critique en ligne dans le dossier pédagogique "Réfléchis avant de publier"
    Encouragez votre enfant à jouer à Master F.I.N.D., le jeu éducatif de Child Focus sur la sécurité en ligne
    Incitez le à avoir une bonne utilisationd e son GSM. Commandez notre 'Smartcard' avec 8 conseils pour les jeunes et l'usage de leur téléphone.
    Téléchargez ou commandez l'affiche 'Chatter sans risques' ou son autocollant
    Regardez nos tutoriels pour configurer les comptes de votre enfant
    Plus d'outils disponibles via le Media Center de Child Focus
  • Webetic : nos enfants en toute sécurité sur le Net

     

    Au cours d’une séance d’information d’une heure trente, des spécialistes en matière de sécurité en ligne analyseront avec vous ce que vos enfants font sur internet, quels sont les avantages et risques que cela peut représenter et surtout, comment en tant que parent, vous pouvez accompagner votre enfant dans ses expériences virtuelles. Cette séance d’information vous proposera une véritable ‘boite à outils’ composée de trucs et astuces à mettre en place au sein de votre famille pour intégrer internet dans l’éducation de vos enfants.

     

     
     
    Pour de plus amples informations sur cette séance d’information, rendez-vous sur : www.webetic.be

    Pour consulter l'agenda des séances Webetic : 

    Agenda Webetic

     

     

     

    Cette formation est également disponible en Allemand via www.durchklick.be et en néerlandais via www.veiligonline.be

     

    Vision de Child Focus

    Les enfants et les adolescents sont les bénéficiaires du travail de prévention de Child Focus en matière de sécurité en ligne mais ils n’en sont pas le groupe cible direct. Child Focus veut sensibiliser les éducateurs clés de notre société - parents, enseignants, travailleurs sociaux, psychologues, etc. - afin de les impliquer dans l’éducation aux médias en ligne des jeunes.  La formation des enfants sans sensibilisation des éducateurs et des parents peut accentuer la fracture numérique entre ces deux publics.  C’est pourquoi Child Focus ne dispense pas directement de formations aux jeunes.

  • Qu’est-ce que le sexting ?

    Les jeunes utilisent les médias sociaux et d’autres moyens ICT pour se livrer à diverses expérimentations sur le plan sexuel : ils s’envoient des messages ou des photos à caractère sexuel, prennent des poses aguichantes et flirtent devant la webcam. Cette expression de leur sexualité n’est pas problématique en soi, mais comporte certains risques.

    Pourquoi les jeunes agissent-ils de la sorte ?

    Les parents éprouvent souvent des difficultés à comprendre les raisons qui amènent les adolescents à envoyer des photos sexy d’eux-mêmes. Ces raisons peuvent être multiples. Le sexting est généralement lié à une découverte « normale » de la sexualité chez des jeunes, dans le cadre d’une relation amoureuse. Certains jeunes envoient aussi leurs photos à des personnes qu’ils ne connaissent absolument pas, parce qu’ils jugent la chose moins risquée. Ils veulent ainsi être l’objet d’une certaine forme d’intérêt sexuel et observer les réactions qu’ils suscitent. Parfois, le sexting est aussi considéré comme une sorte de blague ou de défi entre amis.

    Quand le sexting devient-il problématique ?

    Dans nombre de cas, le sexting n’est absolument pas problématique. Les photos ne quittent pas le cadre intime dans lequel elles ont été envoyées et les jeunes ont suffisamment de respect l’un pour l’autre pour ne pas les diffuser en dehors.

    Parfois cependant, cette confiance est trahie et les photos sont transmises à d’autres personnes, voire publiées sur Internet.

    La gravité de la situation dépend de plusieurs facteurs :

    • La nature des photos : s’agit-il de photos en sous-vêtements ou sexuellement explicites ? Voit-on seulement le corps ou aussi le visage ?
    • L’intention : pourquoi a-t-on fait ces photos ? La « victime » était-elle tout à fait consentante ou y a-t-il eu une certaine contrainte/une mauvaise appréciation ?
    • L’ampleur de la diffusion des photos : s’agissait-il d’un SMS envoyé à une seule personne ou d’une publication sur Facebook ?

    Comment gérer le phénomène en tant que parent ? Quelle est la meilleure façon d’aborder le sujet avec ses enfants ?

    Quand un message sexting a été transmis à d’autres personnes, voire publié sur Internet. Si votre enfant est victime de sexting, il est important de rester calme et d’être à l’écoute de son enfant. Votre fille ou fils a tout d’abord besoin d’aide et de réconfort. Il ou elle a certainement fait preuve de beaucoup de courage de vous en parler. Il n’est pas évident d’annoncer à ces parents qu’un message ou une photo à caractère sexuel a été diffusé de sa personne. Pour cette raison-là, il est crucial de soutenir votre enfant et de surtout ne pas lui en vouloir. Demandez au(x) auteur(s) d’arrêter la diffusion de l’image en question, et si l’image a été diffuser sur un réseau social, regardez ensemble comment sécurisé le compte à l’aide des paramètres de sécurité/confidentialité. Si vous ne parvenez pas à retirer l’image ou d’arrêter la diffusion de l’image, recherchez ensemble de l’aide externe (comme une organisation caritative  ou la police).

    Prenez contact avec le centre PMS ou la direction de l’école en cas de comportement problématique. N’hésitez pas alerter l’école de ce problème si l’auteur est un camarade d’école. 

    Cliquez ici pour tout savoir à ce propos.

    Outils:

    Montrez à vos enfants le spot de prévention sur le sexting
    Encouragez-les à réfléchir avant de publier et à protéger leur vie privée en ligne en jouant à Master F.I.N.D., le jeu éducatif de Child Focus sur le bon usage des réseaux sociaux
    D'autres outils sur le Media Center de Child Focus
  • Les adolescents se caractérisent entre autres par leur envie de découvrir la sexualité. Et leur quête se déroule souvent en ligne.

    à la puberté, certains jeunes vont en effet chercher des contenus pornographiques sur Internet. Leur corps est alors le lieu d’une activité hormonale très intense et leur interdire de regarder du porno n’a guère de sens. Si vous surprenez votre enfant à le faire, vous pouvez profiter de l’occasion pour compléter son éducation sexuelle.

    Vous pouvez par exemple pointer le simplisme de la majorité des sites pornos : la plupart s’intéressent exclusivement à « l’acte », en faisant abstraction de tout ce qui l’accompagne. Vous pouvez aussi souligner le caractère peu réaliste des situations, qui donnent à croire que toutes les femmes sont toujours disponibles.

    Faites prendre conscience à votre enfant que le sexe sur Internet, comme dans les films d’ailleurs, n’a souvent rien à voir avec la vie réelle et faites-lui découvrir des sites qui proposent des informations de qualité sur la sexualité.

    Vous avez un peu de mal à parler ouvertement de sexualité avec votre enfant ? Voici quelques conseils pour vous y aider.

    Outils:

    Lisez le dossier pédagogique 'Connected' au sujet des jeunes et de la sexualité
  • Les adolescents adoptent souvent un comportement très sexuel en ligne : ils flirtent, s’envoient des messages à caractère sexuel ou des photos sexy, visitent des sites pornos...

    Cette attitude préoccupe généralement les parents mais elle n’a rien d’anormal ou d’inquiétant: l’adolescence correspond au pic du développement sexuel, qui s’accompagne inévitablement d’une certaine curiosité et de diverses expériences.

    Cette curiosité et ces expériences ne sont absolument pas négatives, bien au contraire. C’est ainsi que les jeunes découvrent ce qui est socialement acceptable ou pas, ce qu’ils veulent et ne veulent pas, où sont leurs limites et celles des autres. Internet présente d’immenses avantages à cet égard car il leur offre un terrain d’apprentissage en matière de relations amoureuses et de sentiments.

    Le sexe sur Internet comporte toutefois une série de risques dont les jeunes doivent être informés pour pouvoir les gérer en connaissance de cause. Vous trouverez dès lors dans cette section des conseils pour discuter de cette thématique avec votre adolescent.

    Outils:

    Encouragez vos jeunes à faire les auto-test 'Webslet' pour voir quel type de Don Juan ils sont en ligne
    Lisez le dossier pédagogique "Connected" sur les jeunes et la sexualité
    Regardez notre vidéos éducative relative à ce sujet
  • La sexualité en ligne, c’est-à-dire la recherche d’informations, de photos ou de récits d’expériences vécues par d’autres en la matière, est tout à fait normale chez les jeunes, dont l’imaginaire sexuel est en plein développement.
    Une série de risques sont toutefois liés au sexe sur Internet. Les jeunes doivent être informés de ces risques, de façon à pouvoir les gérer en connaissance de cause.

    Vous trouverez dans cette section des conseils utiles si vous voulez entamer une conversation avec votre enfant à propos de la sexualité et d’Internet.

    Comment aborder le sujet ?

    • Consultez le Système de drapeaux de Sensoa, un outil très pratique qui invite à réfléchir sur ce qu’est un comportement « normal » et un comportement inadéquat, qui « dépasse les limites ».
    • Il n’est pas nécessaire d’instaurer un cadre sérieux et solennel pour discuter avec votre enfant. Vous pouvez réagir à un événement, une émission télévisée, un article dans le journal, etc.
    • Prenez toutes les questions ou remarques de votre enfant au sérieux. S’il ne veut pas discuter en détail de certaines choses, respectez son choix.
    • N’abordez pas seulement les problèmes et risques potentiels, mais parlez aussi des forums, sites, blogs… intéressants.
    • Renseignez-vous également afin de trouver des sites web de qualité où votre enfant peut trouver des informations sur la sexualité.
    • Ne vous découragez pas si votre ado semble « absent » - ce n’est peut-être qu’une attitude de façade, parce qu’il se sent mal à l’aise.
    • Instaurez une relation de confiance avec votre enfant : il se tournera spontanément vers vous s’il a besoin d’informations

    Comment parler de la sexualité en ligne ?

    Amenez vos enfants à devenir des internautes critiques

    • Faites-leur prendre conscience qu’il y a beaucoup d’informations inexactes sur le web. À propos du sexe aussi.
    • Cherchez vous-même des sites de qualité qui traitent de la sexualité et donnez les liens à vos enfants.
    • Expliquez-leur clairement que les images pornographiques sont des fantasmes et qu’elles tournent exclusivement autour du désir et de la jouissance. Soulignez que le sexe est aussi une expression de l’amour que se portent deux personnes, dans une relation d’égal à égal.
    • Faites-leur comprendre que les médias véhiculent souvent des clichés sur les hommes et les femmes. Les femmes par exemple sont souvent représentées comme soumises et inférieures, mais la réalité est tout autre.
    • Soulignez que certaines choses (le porno par ex.) peuvent choquer ou être mal interprétées. Il ne faut donc pas les relayer sans réfléchir.
    • Insistez sur le fait que chacun a ses propres limites en matière de sexualité. On constate par exemple que les garçons et les filles vivent très différemment les expériences à caractère sexuel sur Internet.

  • Qu’est-ce que le grooming ?

    Le grooming désigne la stratégie de sollicitation d’un mineur par un adulte, qui s’efforce d’affaiblir la résistance et les inhibitions du jeune à des fins sexuelles. Après avoir gagné sa confiance, le groomer demande au jeune d’envoyer des photos de lui (partiellement) nu et s’en sert ensuite pour tenter de le manipuler et de l’abuser sexuellement. L’abus sexuel peut aussi bien se dérouler en ligne (via une webcam, une session de chat, un mail…) que hors ligne (lors d’une rencontre réelle).

    Le grooming est-il passible de poursuites ?

    Depuis peu, le grooming est désigné comme un fait passible de poursuites dans le Code pénal, même s’il se produit uniquement en ligne. D’autres faits qui accompagnent souvent le grooming, tels que le harcèlement, l’attentat à la pudeur et l’outrage aux bonnes mœurs, sont également repris dans une disposition du Code pénal et sont dès lors condamnables. Le fait de (faire) réaliser des images à caractère sexuel de mineurs relève de la législation applicable en matière de pornographie enfantine.

    Que faire si votre enfant est victime de grooming ?

    La victime de grooming ou un de ses proches peut déposer plainte auprès de la police locale. Pour que la police puisse enquêter, il est important de fournir des preuves matérielles : échanges d’e-mails, sessions de chat avec mention de la date et de l’heure, SMS, photos…

    Il ne faut certainement pas sous-estimer les conséquences psychologiques du grooming. Outre la souffrance liée à l’abus physique, la confiance et l’assurance du jeune sont souvent fortement ébranlés. Une aide psychologique peut donc s’avérer nécessaire.

    N’hésitez pas à contacter Child Focus si vous avez des questions sur le grooming ou si vous y êtes confrontés. Nous sommes là pour vous aider !

     Les jeunes et les rencontres en ligne

    Les adolescents qui connaissent leurs premiers émois amoureux aiment souvent se livrer à de nouvelles expériences, en ligne comme dans la vie réelle. Il s’agit là d’une attitude tout à fait normale!
    Les réseaux sociaux ou les applications de rencontres en ligne (Tinder par ex.) leur permettent d’entrer en contact avec un nouvel amour potentiel. Ces échanges en ligne excitants font partie du processus d’expérimentation propre à votre enfant.

    Convenir d’un rendez-vous avec un parfait inconnu n’est bien sûr pas une bonne idée, mais prenez la peine de parcourir les conseils ci-dessous. Ils peuvent vous aider à éclairer votre enfant, de façon positive, sur les précautions à prendre en matière de rencontres en ligne. Lisez également ici comment bien faire de nouvelles rencontres en ligne.

    Prévention et éducation aux médias dans la famille

    En tant que parent, vous pouvez faire un travail de prévention en discutant avec votre enfant de la façon dont il doit idéalement se comporter et se présenter en ligne. En mettant ainsi l’accent sur l’éducation aux médias et le dialogue, les risques de grooming ou de mauvaises expériences seront plus limités.

    • Discutez du « grooming » avec votre enfant. Expliquez-lui de quoi il s’agit et attirez son attention sur le caractère manipulateur du groomer et de ses agissements.
    • Mettez-le en garde contre les risques d’une rencontre réelle. Si votre enfant veut quand même accepter une rencontre, recommandez-lui d’emmener un(e) ami(e) et de choisir un lieu public très fréquenté en pleine journée.
    • Apprenez à votre enfant à dire « non » et à stopper tout contact lorsque quelqu’un l’« aborde » d’une façon qui lui déplaît.
    • Expliquez-lui qu’il doit parler à quelqu’un (vous, par exemple) s’il voit ou vit une situation qui le met mal à l’aise.
    • Accordez-vous sur le fait qu’il ne doit pas publier de photos ou de vidéos qu’il pourrait regretter par la suite ou qui sont susceptibles d’être interprétées comme des invitations sexuelles. Déconseillez-lui également de choisir un surnom ou une adresse e-mail suggestifs.
    • Expliquez-lui pourquoi il ne peut jamais donner son numéro de téléphone et son adresse à des inconnus.
    • Restez de temps en temps à proximité de votre enfant lorsqu’il utilise Internet. Il est installé dans le salon avec sa tablette ou son smartphone ? Parfait ! En revanche, le laisser surfer seul dans sa chambre n’est pas une bonne idée pour les plus jeunes.
  • Fiabilité des informations

    L'un de vos défis en tant que parent est de transmettre des connaissances à vos enfants, de leur apprendre à trouver des sources d'information, à les exploiter et à les interpréter. Internet a acquis une place importante à cet égard. Dans le passé, lorsqu'un enfant devait préparer un exposé, il n'avait accès qu'aux informations disponibles sur le sujet dans la bibliothèque locale. Aujourd'hui, les jeunes glanent des renseignements aux quatre coins du monde. Internet est une formidable mine d'informations qui offre des possibilités infinies. Pourtant, tout ce qui brille n'est pas or... Certaines informations se révèlent en effet tendancieuses, mal interprétées ou tout simplement fausses. Trop souvent, les enfants et les adolecents n'en sont pas assez conscients. Ils pensent que tout ce qu'ils lisent sur le Net est véridique. Internet est donc l'exemple concret et idéal pour leur apprendre à interpréter, évaluer et exploiter correctement des sources d'information. Apprendre aux jeunes à apprécier des données à leur juste valeur est un objectif pertinent dans le cadre des technologies de l’information et de la communication, mais aussi de manière générale.

    Voici quelques conseils utiles :

    • Faites en sorte qu’ils prennent conscience du fait qu'Internet renferme des mensonges ou des inexactitudes. Plusieurs moyens s'offrent à vous :
      • Recherchez ensemble les mêmes informations sur différents sites Web - la longueur de la Grande Muraille de Chine, par exemple. Trouvent-ils les mêmes résultats sur tous les sites ?
      • Créez une page Web ou un wiki sur Wikipedia avec eux. Montrez-leur que vous êtes libre d'écrire ce que vous voulez sur ce site. Personne ne vérifie l'exactitude de ce que vous publiez.
      • Apprenez leur à évaluer un site Web à l'aide de plusieurs critères :
      • L'information est-elle objective ou « partiale » ? S'agit-il de faits exacts ou d'une personne qui exprime son avis ? Prenez comme exemple, les informations publiées sur le site d'un parti politique qui seront plutôt de nature subjective.
      • La source est-elle fiable ?
      • L'auteur du site est-il connu ? S'il s'agit d'un particulier, la qualité des informations présentes sur le site dépendra largement de l'auteur.
      • L'objectif du site Web est-il clair ? Selon toute probabilité, un fabricant de GSM ne publiera sur son site que des éléments scientifiques démontrant l'innocuité des rayonnements. La situation dépeinte n'est pas nécessairement objective. De même, les sites qui renferment énormément de publicités sont souvent peu fiables.
      • Y a-t-il des coordonnées de contact sur le site ?
      • À quand remonte la dernière mise à jour du site ?
      • Le site contient-il des liens vers d'autres sources relatives au thème pour lequel vous recherchez des informations ?
      • ...
  • Se rencontrer, chatter, bavarder, titiller, taquiner, draguer son autant de choses que les jeunes expérimente en ligne. Les ados aiment faire de nouvelles connaissances, faire face à des nouveaux avis, s’ouvrir aux autres. Par le biais de ces interactions, ils vont également construire leur propre identité. Comme dans la vraie vie finalement. Selon l’étude EU Kids Online II, 1 jeune sur trois aurait déjà parlé avec un inconnu en ligne. Cependant, on peut noter qu’il y a dans la majorité des cas une personne tierce qui fait le lien entre les deux. Ne dit-on pas que les amis de mes amis sont mes amis ? Les jeunes appliquent ce dicton dans leurs contacts sur Internet.

    Que faire ? Mon enfant veut rencontrer dans la vie réelle une personne qu’il a appris à connaitre en ligne ?

    Avant toute chose, il convient de voir si vous êtes d’accord avec cette situation ou non. Amenez votre enfant à réfléchir sur la véritable identité de son interlocuteur : qui est vraiment cette personne ? Est-ce un ami d’ami ou un parfait inconnu ? Que représente cette personne pour votre enfant et pourquoi veut-il la rencontrer aujourd’hui ? Il est primordial que votre enfant vous parle de ses intentions. Quelle que soit votre décision, votre enfant doit absolument respecter les 3 règles suivantes :

    1. s’y rendre accompagné ;
    2. que le rendez-vous ait lieu en plein jour et dans un lieu public ;
    3. qu’il en ait parlé auparavant à un adulte de confiance

    Outils:

  • Comment faire pour en parler à la maison ?

    • Témoignez de votre intérêt pour les moyens de communication qu'utilise votre enfant. Prêtez-vous au jeu : réalisez votre propre profil sur les applications qu’il utilise. Demandez-lui son aide et ses explications. C'est la meilleure manière d'entamer une discussion positive sur le sujet... Surfez ensemble sur le profil de votre enfant, parlez-en, posez-lui des questions relatives aux tendances et buz du moment… et profitez-en pour passer des accords clairs quant à l’utilisation des réseaux sociaux.
    • Vérifiez avec votre enfant si son profil est visible exclusivement par ses amis ou par tout le monde. Configurez le profil de façon à ce qu'il ne puisse être vu que par un groupe défini de personnes.
    • Apprenez aux jeunes à ne placer sur leur profil qu'un nombre extrêmement limité d'informations personnelles.
    • Encouragez les jeunes à se montrer prudents en ce qui concerne les photos d'eux-mêmes qu'ils placent sur leur profil. Des photos trop provocantes risquent d'attirer des personnes mal intentionnées. En outre, avant de mettre en ligne des images d'autres personnes, ils sont tenus de leur en demander l'autorisation.
    • Apprenez à vos enfants à signaler les cas d'abus aux modérateurs du site.
    • Parlez du droit à l’image et incitez votre enfant à l’appliquer en demandant de faire retirer, si nécessaire, une image déplaisante. Encouragez-le à le respecter pour les autres en demandant l'accord de ses amis avant de publier n’importe quelle image.

    Parents sur Facebook : être amis avec son enfant ?

    Beaucoup de parents se posent la question. Avoir comme ami son enfant sur Facebook peut être intéressant quand l'enfant est encore très jeune, car vous pouvez ainsi l’encadrer et l'aider à apprendre à utiliser le réseau social de manière sûre. Les enfants plus âgés considéreront le fait d'être amis avec leurs parents comme un moyen de contrôle. Si votre enfant ne souhaite pas être ami avec vous sur Facebook, vous devriez respecter son choix. Car en tant que parents, votre rôle est différent de celui des amis, comme dans la vraie vie. Utiliser les réseaux sociaux pour espionner ou contrôler l'enfant nuira au rapport de confiance.

     

  • Les jeunes ne se soucient plus de leur vie privée en ligne ?

    Contrairement à ce que nous pourrions penser, les jeunes accordent toujours de l’importance à leur vie privée, même s’ils publient des tas de choses.

    Les jeunes aiment partager leurs photos que ce soit des photos d’eux-mêmes, de leurs amis et surtout y ajouter des commentaires. Leur profil est une manière de montrer qui ils sont aux autres, de soigner leur e-réputation. Par le biais de leur profil, ils dévoilent des informations personnelles et ce de manière consciente ou parfois inconsciente.

    Encouragez-les à bien réfléchir avant de publier quelque chose. Qui peut avoir accès à cette publication ? Expliquez-leur que mettre une photo de vacances en maillot sur un réseau visible de tous, cela équivaut à se promener dans la rue en maillot. La réflexion doit être basée sur une comparaison vie offline/online. Et aujourd’hui la vie virtuelle est une partie de la vie réelle…

    Trois règles d’or favoriseront la réflexion avant de publier quoi que ce soit en ligne :

    1. Tout ce qui est mis sur Internet peut, à un moment donné, tomber dans le domaine public et êt
    2. re utilisé à d’autres fins que prévu.
    3. Une fois qu’un contenu a été publié sur internet , il peut y rester éternellement : « Une fois sur Internet, toujours sur Internet ! »
    4. Tout contenu postésur un profil, même en privé, pourrait être vu par tout le monde car il peut être partagé ou copié puis diffusé.

    D’où l’importance de mettre à jour ses paramètres de confidentialité et de bien réfléchir avant de publier !

    Outils:

    Pour mieux comprendre les jeunes, commander notre calendrier 2015. Chaque semaine, une nouvelle définition et un nouveau conseil!
    Encouragez votre jeune à jouer à master F.I.N.D, un jeu éducatif sur le bon usage des réesaux sociaux et la vie privée en ligne

     

  • Pourquoi Facebook est interdit au moins de 13 ans ?

    Facebook est basé aux Etats-Unis et se doit de respecter la légilsaton nationale. La COPPA (Children's Online Privacy Protection Act – 1998) est une loi américaine qui stipule qu’une entreprise ne peut utiliser les données de mineurs de moins de 13 ans sans autorisation parentale à des fins commerciales.

    Dans la réalité, de nombreux jeunes de moins de douze ans ou plus jeunes encore sont actifs sur ce réseau social, malgré le fait qu’ils n’aient pas l’âge requis.  Parmi les jeunes qui se connectent régulièrement, 25%  auraient entre 9 et 10 ans. Ce chiffre ne cesse de croitre pour atteindre les 83% pour les 13-14 ans.

    Mon enfant a moins de 13 ans et veut un profil Facebook, que faire ?

    Certains jeunes de moins de 13 ans rêvent d’avoir un compte Facebook, que ce soit pour faire comme leur grand frère ou copains d’écoles. En tant que parent, vous faites face à un dilemme : soit vous acceptez de l’y inscrire et devez alors accepter de mentir sur son âge. Soit vous refusez afin de respecter les conditions d’utilisation de Facebook, prenant le risque que votre enfant aille ouvrir un compte seul derrière votre dos. L’important est de pouvoir en discuter de manière ouverte auparavant et que l’inscription soit le résultat d’une décision familiale.

    Comment aider mon enfant ?

    Créez un compte avec lui et attirez son attention sur les avantages et les risques liés à l’utilisation des réseaux sociaux. Prenez le temps de passer en revue les paramètres de confidentialité.  Pas à pas créer le profil ensemble. Cela l’encouragera dès ses premiers pas sur les réseaux sociaux à s’y comporter de manière responsable et avec discernement. Sensibilisez votre enfant à ne pas faire en ligne ce qu’il ne ferait pas dans la vie réelle et surtout à ne pas divulguer trop d’informations personnelles. Les plus jeunes enfants ont tendance à vouloir tout, et parfois trop partager. Stimulez son esprit critique dès le plus jeune âge afin qu’il se pose les bonnes questions quand il communique via ces plateformes.

    Outils:

    Nos tutoriels sur 'comment configurer un compte Facebook' pourront également vous aider.
    De plus amples outils sur le Media center de Child Focus

     

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    Les réseaux sociaux font intégralement partie de la vie des adolescents. 

    64% des jeunes en Belgique ont un profil sur un réseau social : 25% des 9-10 ans, 49% des 11-12 ans et cela va jusqu’à 83% des 13-14 ans, et ce malgré le fait que certains réseaux, comme Facebook, soient interdit au moins de 13 ans.  41% des jeunes ont entre 100 et 300 amis en ligne.

    Il existe des tas de réseaux différents aujourd’hui. Le plus connu d’entre eux est Facebook. Mais ce n’est pas le seul. Il existe également Twitter, qui est basé sur l’échange de court messages ou encore Ask.fm qui permet aux jeunes de poser des questions de manière anonyme.

      

    Réseaux sociaux, sites communautaires, médias sociaux… c’est quoi la différence ?

    Un réseau social est site qui permet aux internautes de se mettre en relation et de se regrouper sur base de leurs amitiés et/ou de leurs centres d'intérêts communs, comme par exemple des goûts musicaux, des passions, ou même en fonction de leur vie professionnelle ou scolaire. Les réseaux sociaux facilitent l’échange d’information, de photos, de vidéos…au sein de ces groupes.

    C'est donc véritablement une toile, un réseau, qui se forme autour d'un individu, selon ses préférences, ses goûts, ses intérêts…

    Aujourd'hui on parle aussi plus largement des « médias sociaux », qui englobe les réseaux sociaux mais aussi des sites communautaires où les internautes peuvent s’exprimer sans pour autant faire partie d’un groupe.  On peut citer les exemples:

    • des sites de partages de photos ou de vidéos, notamment Youtube, ou Flickr,
    • les blogs comme Skyrock
    • les sites d’opinion dont beaucoup sont spécialisés : Tripadvisor pour le voyage, resto.be...
    • les wiki comme par exemple Wikipedia pour la création d'un savoir collaboratif. On peut citer également d'autres initiatives comme Yahoo Answers.

    Parallèlement, il existe aujourd’hui des tas d’applications qui permettent aux jeunes de rester en communication continue : Whatsapp, viber en sont des exemples parmi tant d’autres.

    Mais comment en parler à la maison dans un esprit consructif ?

  • Comment prévenir le cyber-harcèlement?

    N’attendez pas pour en parler ! Il ne faut pas que le problème soit là pour agir ; adoptez plutôt  une attitude quotidienne constructive en instaurant la confiance par le dialogue et la communication au sein de la famille. Ce sujet ne peut en aucun cas devenir un tabou. Parlez-en sans complexe. Intéressez-vous aux activités de vos enfants en ligne et montrez-lui les moyens techniques existants pour se protéger. Si vous ne savez pas comment faire, assurez-vous qu’il sache le faire ou demandez-lui de vous montrer.

    Dites-lui qu’en cas de problème, vous serez là pour lui/elle ; que vous êtes la bonne personne à qui parler et que vous en le jugerez pas.

    Mais bien entendu, il n’y a pas de règle d’or. Chaque situation est unique, chaque enfant est unique et nécessite une approche particulière. Encouragez-le à être respectueux en ligne comme dans la vie réelle, à ne pas publier des informations qui pourraient être mal comprises.

    Comment réagir face au harcèlement en ligne ?

    Si une situation se produit, n’essayez pas de savoir à qui revient la faute mais concentrez-vous plutôt sur le bien-être de votre enfant. Cherchez ensemble une manière de mettre fin au harcèlement. Un enfant victime de harcèlement connait souvent l’auteur, même si celui-ci se cache derrière un profil anonyme. Vous pouvez avoir recours à un médiateur afin que l’auteur du harcèlement soit sensibilisé et que des mesures de réparations puissent être mises en place. Utilisez les moyens techniques pour bloquer l’auteur du harcèlement et le signaler sur le réseau utilisé. Vous pouvez également demander à ce que le contenu soit retiré, soit à la personne qui l’a mis en ligne, soit au réseau directement.

    Outils:

    Regardez notre application sur le cyber-harcèlement mettant en scène les histoires de Mehdi, David, Milan, Ines & Nina

  • Quels en sont les aspects positifs ?

    Les réseaux sociaux regorgent d’avantages dont les internautes, jeunes ou moins jeunes, peuvent tirer parti. Ils sont de véritables services de communication intégrés. Communication, divertissement, amis, groupes d’amis en fonction des centres d’intérêt, hobbies, échanges de photos et d’infos, planification d’évènements, activisme social sont l’apanage des réseaux sociaux. Ils créent un sentiment d'appartenance à une communauté de personnes partageant des points communs. Ils offrent des opportunités de socialisation multiples pour la vie personnelle et professionnelle.  Pour les jeunes, leurs profils sont en quelque sorte la preuve de leur identité sur Internet et un témoin de leur reconnaissance sociale : le nombre de « like », de réactions reçues et le nombre d'amis témoignent directement de leur popularité. Parallèlement, ils leur offrent de créer une image positive de soi. Nombreux sont ceux qui n’hésitent pas à utiliser les médias sociaux pour montrer leur talents, être créatifs et soutenir une bonne cause.

    Et les risques dans tout ça ?

    Une utilisation intelligente des réseaux sociaux s’accompagne de vigilance, notamment sur les aspects suivant : 

    • Souvent, des jeunes indiquent inconsidérément dans leur profil des informations trop personnelles (nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, etc.). Ces informations peuvent être utilisées contre eux à mauvais escient. Voir notre rubrique « Vie privée ».
    • Le cyber-harcèlement via les profils. Voir notre rubrique « Cyber-harcèlement ».
    • La publicité ciblée : les entreprises créent également des profils dans le but de faire valoir leurs produits auprès des jeunes, d'où la profusion de publicités sur ces sites.
    • La loi sur le copyright et les droits d'auteurs contraint tout un chacun qui souhaite utiliser un logo de demander une autorisation à l'organisation ou l'entreprise concernée. Cela vaut également pour les textes, poèmes... trouvés sur différents sites. Les jeunes omettent souvent cette obligation.
    • Tout le monde dispose d'un « droit à l'image ». Il s'agit du droit que tout un chacun possède de décider si une photo ou une vidéo sur laquelle il/elle apparaît distinctement peut ou non être publiée. Les jeunes placent souvent sur Internet des photos de leurs amis pour, par exemple, montrer ce qu'ils ont fait pendant le week-end. Ils doivent néanmoins demander la permission aux intéressés. Voir notre rubrique « Droit à l’image ».

    Peut-on devenir accro à Facebook ?

    Bonne nouvelle : on ne devient pas physiquement accros aux réseaux sociaux. On est curieux des réactions de nos amis. C’est plutôt la peur de manquer quelque chose qui scotche jeunes et moins jeunes aux réseaux sociaux. Même si ceux-ci resteront populaires auprès des enfants et des adolescents, on assiste tout de même à une perte de vitesse du géant Facebook. Deviendrait-il de moins en moins cool?  Le problème de Facebook réside dans son interface, trop compliquée, trop risquée, et surtout, trop grouillante de parents, privant les adolescents de la liberté à laquelle ils aspirent sur les réseaux. La présence de publicités et des entreprises fait aussi fuir les ados de ce géant du Web pour se tourner vers d’autres alternatives souvent plus facilement accessible depuis leurs GSM.

    Les réseaux sociaux et le GSM… ça change quoi ?

    Ça va plus vite. Les GSM et les tablettes augmentent l’immédiateté dans l’usage des réseaux sociaux : une photo ou une vidéo sera tout de suite partagée sur Facebook et commentée par un ami. Cette instantanéité renforce la spontanéité, facilite la communication ou agrémente la joie d’un moment mais elle peut aussi diminuer la prise de recul et la réflexion souvent bien nécessaire avant de publier du contenu en ligne. Alors, même si la rapidité séduit, amenons les jeunes à toujours  réfléchir avant de publier car une fois postée, la photo vivra encore longtemps sur Internet…

    Quelques chiffres comme points d’attention

    1 profil sur 4 des utilisateurs mineurs belges de Facebook est accessible de tous. Apprenons aux enfants et aux adolescents à optimaliser leurs paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux.

    « Réfléchis avant de publier », voilà une idée à partager largement avec les jeunes utilisateurs des réseaux sociaux.

    En Belgique, 40% des 9-12 ans sont inscrits sur un site de socialisation. Rien ne sert d’interdire car ils trouveront des alternatives pour s’y rendre en cachette. Il est important de rester connecté avec eux par le dialogue. Les accompagner dans leur découverte des réseaux sociaux afin de s’assurer qu’ils n’adoptent pas de conduite à risque s’avère être la meilleure voie.

    Quoi qu’il en soit, montrez de l’intérêt pour les activités des enfants sur les réseaux sociaux. Amusez-vous ensemble, passez du bon temps. De cette manière, vous entamerez facilement une discussion positive sur le sujet. Plus d'infos sur comment en parler ici.

    Outils:

    Testez vos connaissances et quel type de cyber-parent vous êtes.
    Notre dossier pédagogique 'Réfléchis avant de publier' pourra vous donner des idées pour sensibiliser votre enfant à avoir un usage responsable du Net.
    Encouragez votre enfant à jouer à Master F.I.N.D., un jeu éducatif sur les réesaux sociaux et la vie privée en ligne
    Des tas d'autres outils sont à votre disposition via le Media Center de Child Focus.
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    Empreinte numérique

    Comme celles laissées derrière nous en marchant dans la neige, l’empreinte numérique se compose de l’ensemble des traces que nous laissons derrière nous sur Internet, à la vue de tous. Un message sur un forum, par exemple, c’est une trace laissée par un internaute derrière lui en ligne ; tout comme un commentaire publié en dessous d’une photo, un clic sur un banner, la signature d’une pétition, une liste de souhaits (wishlist) ouverte sur un e-commerce ; une réaction sur un blog d’actualité, un tweet, une recommandation de lien…

    Toutes ces actions sur Internet, et plus particulièrement sur les médias sociaux (les blogs, les forums, les réseaux sociaux, le micro-blogging, etc.) sont autant de traces laissées par les internautes, petits et grands, derrières eux, généralement sans vraiment s’en rendre compte. Rien de grave en soi. Il faut simplement réaliser que toutes ces traces sont là. Et, toutes ensembles, elles constituent ce que l’on appelle l’empreinte numérique.

    Il est important d’en parler avec votre enfant afin qu’il prenne conscience de l’existence  de sa propre empreinte numérique.

    Identité numérique

    A la différence de l’empreinte numérique, l’identité numérique est une présentation personnelle sensée être maitrisée. En bref, il s’agit de l’image qui caractérise l’internaute en ligne. Il y a un aspect volontaire puisque c’est l’internaute qui définit ce qu’il souhaite offrir et partager le concernant sur le Web.

    Cette présentation personnelle en ligne se construit à partir des principaux médias sociaux auxquels votre enfant contribue : Facebook, Instagram, Twitter… via des profils ou des blogs.

    L’identité numérique correspond à ce que l’internaute a envie de publiquement montrer de lui sur Internet quels que soient les moyens et outils utilisés. Très vite, il faudra aider les enfants à se construire une identité numérique cohérente qui lui correspond et qui mettra leurs talents en valeur. Il faudra leur inculquer qu’ils peuvent influencer ce que les gens découvrent d’eux en premier lieu sur Internet en soignant leur identité en ligne.

    Réputation numérique

    On la nomme aussi l’e-Réputation. Elle est l’image que les internautes se font d’une personne en recherchant des informations la concernant sur Internet.

    On comprend immédiatement que la réputation numérique dépend en grande partie de l’empreinte et de l’identité numérique, mais pas seulement.

    Ce sont les infos du profil Facebook, les réactions sur Twitter, la musique écoutée sur Spotify, les vidéos postées sur YouTube, les photos sur Instagram d’une personne qui participeront à orienter sa e-Reputation dans un sens ou dans un autre.

    Il est évident que la réputation numérique des jeunes dépend également d’un autre facteur, sur lequel ils ont peu de maîtrise a priori : ce que les autres (membres de la famille, amis, élèves…) publient/disent d’eux sur Internet. Par exemple, une identification dans une photo, un partage de commentaire, une moquerie…

    Cette réputation numérique, c’est donc la manière dont les gens perçoivent une personne au travers de ce qu’Internet leur révèle sur elle, avec ou contre son gré. Elle peut être bonne, elle peut être mauvaise. Elle peut correspondre à l’image que l’on souhaite donner de soi, ou pas.

    Il est donc important d’encourager les enfants à contrôler régulièrement les résultats des moteurs de recherche à leur sujet. Encouragez les à encoder de temps en temps leur nom dans Google pour voir ce qu’il en ressort. Réflexe indispensable pour garder un œil vigilant sur sa e-réputation.

    Conseil:

    Apprenez très tôt aux enfants à gérer leur empreinte numérique, à soigner leur identité numérique et à jeter un œil sur leur réputation numérique. 

    Outils:

    Encouragez votre enfant à jouer à Master F.I.N.D., je leu éducatif de Child Focus sur la protection de la vie privée en ligne
    Aborder la thématique du Net avec vos enfants. Ici quelques trucs et astuces pour engager la conversation
  • Le droit à l’image, qu’est-ce que c’est exactement ?

    Le droit à l’image est le droit de toute personne de disposer de son image. Concrètement, ce droit permet à une personne de s’opposer à la publication, diffusion ou utilisation, commerciale ou non, de son image au nom du respect de la vie privée.

    Avant toute publication d'une photo, sous forme papier ou électronique, le diffuseur doit obtenir l'autorisation de diffusion de la personne concernée. Il faut que cette personne soit clairement reconnaissable sur le support en question.

    L’idéal serait même de demander le consentement de la personne avant de la photographier car le fait en soit de prendre une photo ne correspond en rien à un consentement tacite.

    Avant d'utiliser certaines images, il faut bien entendu s'assurer qu’elles ne sont pas protégées par le droit d'auteur.

    Et sur Internet ?

    Le droit à l’image est évidemment d‘application sur Internet.

    D’une part, il est important de s’assurer, qu’avant la publication d’une photo en ligne, les personnes représentées et clairement reconnaissables soient d’accord avec la diffusion de cette image.

    D’autre part, le droit à l’image constitue un outil de protection de la vie privée et peut être invoqué pour faire enlever des photos pour lesquels les personnes concernées n’avaient pas donné leur consentement au préalable.

    Il est donc important d’apprendre aux jeunes à appliquer ce droit à l’image : d’abord en s’assurant qu’ils sont d’accord avec les images d’eux-mêmes qui circulent en ligne et ensuite en les encourageant à demander l’accord de leurs amis avant de publier une photo qui les concerne.

    Comment faire supprimer une photo publiée sur Facebook ?

    Commencez par demander à l’ami(e) de supprimer cette photo. Si il (elle) refuse, il faut le signaler à Facebook en cliquant sur « Aide » puis « Signaler une infraction », puis « Supprimer une image de mon enfant » et remplir le formulaire qui apparaît. L'ado concerné peut lui-même signaler cette photo en cliquant sur le lien de signalement sous la photo.

    Il est aussi vivement conseillé d’activer, dans tous les profils d’utilisateurs des réseaux sociaux, l’option d’autorisation d’identification (tag), disponible dans les paramètres de confidentialité, préalable à la mise en ligne d’une image.

    Et quand il s’agit de mes enfants ?

    Même si le mineur est jugé « apte au discernement » (après 14 ans), l'autorisation écrite et signée des représentants légaux de l'enfant est nécessaire pour la diffusion ou la publication d’une image, même dans le journal de classe.

    Et moi, puis-je poster des photos de mes enfants ?

    Légalement rien n’oblige un parent à demander l’autorisation de son enfant avant la publication d’une photo sur laquelle il est représenté… mais si l’on souhaite leur inculquer les bons réflexes, il serait opportun de les consulter avant la diffusion. Vos enfants apprécieront le geste et prendront conscience que le droit à l’image est une valeur importante à vos yeux en tant que parents.

    Je partage la garde de mes enfants avec leur maman dont je suis séparé. Ai-je le droit de mettre des photos de mes enfants sur mon profil Facebook ?

    Le droit à l'image de l'enfant appartient à tous ses responsables légaux. En cas de garde partagée, il est donc préférable de demander l’autorisation de l’autre parent avant de publier des photos des enfants sur le Net. 

    Y a-t-il des exceptions ?

    Parfois, il n’y a pas besoin de consentement. Les principaux cas sont ceux des photos prises dans des lieux publics, les photos d'une foule ou de personnages publiques.

  • A quoi faire attention ?

    Lorsque des jeunes chattent avec des personnes qu'ils ne connaissent pas, ils ont parfois tendance à faire trop rapidement confiance. Pour les jeunes, la notion de « connaître autrui » possède une toute autre connotation que pour un adulte. Les jeunes accordent leur confiance beaucoup plus vite et partent du principe qu'ils connaissent une personne pour peu qu'ils aient chatté cinq minutes avec elle. Dans le même mouvement, ils partagent trop volontiers des informations personnelles ou des secrets.

    Il arrive que, par le biais de la webcam, l'internaute reçoive des images inopportunes, érotiques ou autres en lieu et place du visage de son interlocuteur.

    Avec le logiciel de la webcam, votre interlocuteur est en mesure de vous photographier ou de vous filmer à votre insu. Par la suite, ces photos ou ces films peuvent être publiés et mis en ligne. Il arrive que des images et vidéos érotiques réalisées par et avec des mineurs soient diffusées de cette manière.

    Quelle attitude adopter en tant que parent ?

    • Comment et avec qui votre enfant converse-t-il en ligne ? Montrez de l'intérêt à cet égard. De temps en temps, examinez avec lui sa liste de contacts. N'oubliez pas  qu'il est « cool » pour un jeune d'avoir une longue liste de contacts. Bon à savoir : les plus jeunes chattent plus volontiers avec des personnes qu'ils connaissent dans la vraie vie.
    • Entendez-vous avec votre enfant sur les moments pendant lesquels il peut chatter et sur la durée autorisée de ces sessions. Expliquez-lui à quoi faire attention et quelle attitude adopter en cas de problème. Chattez vous-même, communiquez en ligne pour vous préparer à ce genre de conversation. Essayez les applications qu’ils utilisent comme SnapChat, Viber, WhatsApp…
    • Imprimez l'affiche Chatter sans risque et apposez-la à proximité de l'ordinateur.
    • Expliquez à votre enfant qu'il ne doit pas communiquer ses données personnelles inconsidérément (prénom, nom, n° de GSM, adresse, etc.).
    • Aidez votre enfant à se fabriquer un bon pseudo (pseudonyme). Insistez sur le fait que le pseudo ne peut donner aucune indication sur son nom réel ou son âge. Évitez également des noms suggestifs tels que « sexygirl », qui risquent d'attirer des personnes aux intentions peu louables.
    • Faites comprendre à votre enfant que le monde virtuel est un univers d'apparences. Les gens qui interviennent dans ce monde ne sont pas nécessairement ceux qu'ils prétendent être. Dialoguer en ligne cinq minutes avec une personne ne fait pas de cette dernière un ami.
    • Si votre enfant veut prendre rendez-vous avec quelqu'un qu'il a rencontré sur un site de chat, veillez à ce qu'il soit accompagné et qu'il rencontre la personne dans un lieu public très fréquenté. Apprenez-lui également à parler de ce type de rendez-vous à une personne de confiance.
    • Apprenez à votre enfant à faire un « print screen » ou capture d'écran s'il se passe quelque chose qui le met mal à l'aise. Cela permet d'avoir des « pièces à conviction » en cas de problème.
    • Sensibilisez votre enfant au fait que les personnes avec qui il chatte peuvent lui proposer des images choquantes via la webcam.
    • Prévenez votre enfant que la webcam permet de photographier ou de filmer l'interlocuteur à son insu. Apprenez-lui à ne pas faire devant la caméra des choses qu'il ne ferait pas en public.

    Outils:

    Faites le test du chatteur avec votre enfant

  • La publication de photos en ligne toujours plus populaire

    Les jeunes adorent diffuser des photos en ligne (des photos de leurs vacances, avec leurs amis, etc.).

    C’est pour eux un moyen simple de tenir leurs amis, leurs connaissances, leur famille… au courant des derniers événements. Et comme une image est souvent plus éloquente que des mots, ils préfèrent généralement publier une photo qu’écrire un texte.
    Au-delà de l’aspect informatif, ces photos contribuent également à renforcer leur image sur le Net.

    Par ailleurs, grâce au large choix d’applications, de réseaux sociaux et d’autres perfectionnements technologiques tels que les smartphones, il est de plus en plus facile de prendre des photos, mais aussi de les partager, « liker », taguer, etc. Cette interactivité contribue aussi à la popularité grandissante du phénomène.

    Les jeunes risquent toutefois, à un moment donné, de ne plus tenir compte des conséquences potentielles. De même, ils ne réfléchissent pas toujours au respect du droit à l’image.

    Photos et sexting

    Le sexting consiste à envoyer ou diffuser en ligne des photos ou des messages à caractère sexuel. Il peut paraître innocent de prime abord, mais comporte des risques non négligeables. Les jeunes ont généralement recours au sexting parce qu’ils veulent tenter de nouvelles expériences avec leur petit(e) ami(e), tester leurs limites, voire juste « rigoler » ou relever un défi. Nombre de sextings ne posent aucun problème parce qu’ils ont été envoyés dans le cadre d’une relation de confiance et que les jeunes ont suffisamment de respect l’un pour l’autre pour ne pas diffuser les photos. Mais ce n’est malheureusement pas toujours le cas.

    Que faire si ces photos sont diffusées ? Les conseils suivants peuvent être utiles pour les parents:

    • Rassurez votre enfant, ne le jugez pas trop sévèrement – il n’a pas demandé à être présenté de la sorte sur Internet.
    • Si le jeune qui a diffusé les photos fréquente aussi l’école, le club de sport, l’académie de musique… de votre enfant, informez-en la direction/l’entraîneur/le responsable
    • Essayez d’avoir une idée précise de la situation (quelles sont les photos qui ont été diffusées, quand et à qui ?)
    • La personne qui a diffusé les photos est aussi celle qui peut les supprimer le plus rapidement. Si ce n’est pas possible, signalez le fait sur le site concerné. Child Focus peut également vous aider : vous pouvez nous contacter au 116 000 ou via clickhelp@childfocus.org.

    Vous trouverez ici des informations plus détaillées sur le sexting.

    Selfie

    Un selfie est un autoportrait, pris le plus souvent avec un smartphone. Le phénomène est assez récent et très populaire chez les enfants et les jeunes, qui utilisent les réseaux sociaux et des applications comme Snapchat, WhatsApp, Viber, Facebook et Instagram pour diffuser leurs selfies en ligne et les partager avec leurs amis.
    Un selfie est une façon de se positionner et de construire son identité numérique. Il n’y a rien de mal à cela. Les jeunes ne font cependant pas toujours assez attention au fait qu’un grand nombre de gens peuvent voir ces photos et qu’elles peuvent circuler sur Internet sans qu’ils aient le moindre contrôle à cet égard. La façon dont ils se présentent et diffusent leurs photos peut donc avoir de réelles conséquences, surtout s’il s’agit de selfies osés. Il est donc bon d’aborder le sujet lorsque vous sensibilisez votre enfant à l’utilisation des médias.

  • En tant que parents, il n’est pas toujours aisé d’accompagner vos enfants et adolescents dans leur vie  virtuelle. Peut-être vous êtes-vous déjà demandé comment les aider à configurer un compte ou optimaliser leurs paramètres de confidentialité ? Pas de panique. Vous ne devez pas être un technicien pour effectuer cela. Vos enfants savent souvent où il faut cliquer. En tant que parent, vous allez pouvoir les guider dans leurs choix.

    Pour vous aider, Child Focus a créé quelques tutoriels. Regardez-les avec vos enfants et découvrez ensemble comment créer une bonne adresse e-mail et comment configurer leurs profils Skype et Facebook ou encore comment bloquer des personnes dans ask.fm Twitter et Instagram. 

    Prenez aussi le temps de découvrir les conditions d’utilisations des réseaux sociaux que vos enfants affectionnent. Même si elles peuvent paraître longues et fastidieuses, lisez-les ensemble. Simplifiez-les. Cela vous donnera déjà beaucoup de réponses aux questions que vous vous posez.  Apprivoiser ces termes est une étape cruciale dans l’usage des médias sociaux. Rappelez-vous que les accepter équivaut à une signature d’accord sur un contrat… à méditer.

         

  • La géolocalisation est un procédé qui permet de faire connaître une position géographique via un appareil mobile – ordinateur portable, smartphone, tablette, GSM, etc. On sait ainsi de quel endroit une personne envoie un mail, un tweet ou un SMS, publie une photo...

    Cette possibilité de localiser une activité en ligne a une utilité informative – vous pouvez par ex. publier un message (textuel ou audiovisuel) dans votre restaurant favori. Vos amis et abonnés savent alors où vous vous trouvez et ce que vous pensez de cet endroit.

    Foursquare est une application populaire entièrement basée sur la géolocalisation, mais des médias sociaux comme Facebook, Instagram et Twitter utilisent également des statuts, check-in ou géomarquages fondés sur ce principe.

    La géolocalisation est donc une technique ingénieuse, qui permet d’échanger encore plus d’informations. Il ne faut toutefois pas oublier qu’elle assure aussi une traçabilité permanente.

     Conseils

    • On peut souvent choisir d’utiliser ou non la géolocalisation (cf. Facebook, Instagram, etc.). Veillez cependant à vérifier comment désactiver cette fonction. L’idéal est de sensibiliser vos enfant à ne l’activer que de manière sporadique.
    • Encouragez votre enfant à faire preuve d’esprit critique. Tout le monde n’a pas besoin de savoir où il est. Discutez-en avec lui en mettant en avant les implications que cela peut avoir sur sa vie privée en ligne.
  • Une application étend les fonctionnalités de votre appareil mobile, en multipliant les options disponibles. Vous pouvez par exemple télécharger une appli sport, météo ou info sur votre smartphone. Les applis jeux ont également un succès fou.

    Supports d’applis mobiles

    Les applications mobiles sont destinées aux supports suivants :

    • Smartphones
    • Tablette
    • Phablette
    • PDA
    • GSM
    • Console de jeu portable (Nintendo DS par ex.)

    Des applis gratuites ?

    Certaines applis sont gratuites, mais pas toutes. Et de plus en plus souvent, une même appli est proposée en version gratuite ou payante. Revers de la médaille ? L’appli gratuite impose de recevoir des messages publicitaires, et la version payante est la seule à offrir toutes les fonctionnalités. Il arrive aussi que l’appli puisse être installée gratuitement, mais que l’utilisation de fonctionnalités supplémentaires soit payante. Les applications sont vendues sur des magasins en ligne comme le fameux Apple App Store ou le Google Play Store.

    Des applis toujours adaptées aux enfants ?

    Nombre d’applications ne sont pas adaptées aux (jeunes) enfants sur le plan du contenu. Il existe en outre beaucoup d’applis payantes. En surfant, un enfant peut donc arriver sans le vouloir sur une appli payante ou être invité à payer, sans quitter l’appli installée, pour accéder au niveau supérieur d’un jeu par exemple. Si l’appareil n’est pas bien protégé, votre enfant risque alors d’acheter des applis ou d’effectuer des dépenses sans s’en rendre compte.

    Child Focus propose ici quelques conseils et liens intéressants pour installer sans risque des applis adaptées aux enfants:

    • Fixez des règles claires concernant le téléchargement des applications
    • Gardez un œil sur les applis que votre enfant télécharge et utilise
    • Il est souvent possible de protéger le téléchargement et l’installation des applis de façon à ce que vous soyez la seule personne autorisée à les effectuer
    • Convenez d’un budget et téléchargez vous-même les applis payantes
    • Enfin, il est important que les enfants apprennent à gérer ces nouveaux médias : laissez-leur donc suffisamment de liberté pour expérimenter et  découvrir.

    Quelles sont les applis mobiles proposées ?

    L’offre est déjà très étoffée et ne cesse de se développer.
    Le nombre d’applis disponibles est inimaginable: des jeux, des dictionnaires, des systèmes de navigation, etc. Les applis peuvent dès lors être très utiles et certaines sont parfaitement adaptées aux enfants.

    Outils:

    Commandez la "Smartcard" contenant 8 conseils pour les jeunes afin de rester potes avec leur GSM
  • Pourquoi signaler quelque chose sur internet?

    Que ce soit en cherchant de l’information, en voulant regarder leur série préférée ou en surfant sur leur profil Facebook, il se peut que les jeunes soient confrontés à un contenu choquant, préjudiciable ou encore à une personne qui adopte un comportement nuisible. Signaler un contenu illégal ou une personne au comportement indécent, c’est rendre l’internet citoyen. Encouragez les jeunes à parler de ces situations avec vous et regardez ensemble comment signaler ce contenu.

    Comment faire pour signaler un contenu ou une personne ?

    Tous les services en ligne proposent les options de signalement : que ce soit sur YouTube, Facebook, Ask ou un autre site ; dès lors, expliquez et montrez aux jeunes comment signaler un contenu ou une personne sur les réseaux qu’ils utilisent. Insistez sur l’imortance d’une telle démarche. Signaler revient à aider. Essayez de faire cela ensemble afin qu’ils sachent réitérer l’action seul. Expliquez-leur qu’ils peuvent toujours se référer au bouton ‘aide’ du site en question en cas de besoin, ou contacter la ligne d’aide de Child Focus

     

     

     

    Que se passe-t’il lorsque mon enfant signale quelque chose à Facebook ?

    Un fois effectué, le signalement est transmis aux équipes de Facebook qui doivent alors réagir dans les cinq jours. Votre enfant recevra une notification qui lui indiquera qu’ils sont en train d’analyser le signalement. En fonction de leur politique interne, les équipes de Facebook feront savoir à votre enfant s’ils ont retiré le contenu signalé, ou s’ils ont décidé de le laisser en ligne. Facebook expliquera la raison de son choix.

    Bon à savoir : Child Focus construit de nombreux partenariats avec les grandes compagnies du web, comme Facebook, Google… Ce réseau de contact peut aider à résoudre certains problèmes en ligne ou à accélerer le traitement des signalements.

    Signaler un contenu choquant ou des attitudes déplacées c’est rendre l’Internet meilleur et plus citoyen.

     

  • Pourquoi paramétrer un compte ?

    Aujourd’hui, près de 8 jeunes sur 10 entre 13 et 14 ans ont un profil sur un réseau social. Parmi ces derniers, 1 sur 4 aurait un profil ouvert. C’est-à-dire, un profil que tout un chacun peut consulter. Pas besoin d’être amis avec la personne pour avoir accès à toutes ses photos, et les utiliser à bon ou mauvais escient !

    Demandez à vos enfants  s’ils savent qui a accès à leur profil et à leurs publications ? Connaissent-ils vraiment leurs amis ? Et les amis d’amis ? Regardez ensemble la configuration du profil de vos enfants. Invitez-les à réfléchir aux personnes qui  ont accès à leur profil, renforcez leur esprit critique par rapport aux conséquences de leurs actes sur les médias sociaux.  Quelles photos sont visibles pour quels amis ?

    Bien réglés, les paramètres de confidentialité rempliront plusieurs fonctions. D’abord , ils protègeront la vie privée de l’enfant; ensuite, ils permettront de préserver la réputation de l’utilisateur ; ils aideront au respect du droit à l’image et enfin ils pourront empêcher l’entrée en contact avec certains utilisateurs. De toute façon, en délimitant qui a accès à quelles informations, vous encouragez les jeunes à réfléchir à la notion d’intimité, d’amitié, de pudeur, de respect de soi et des autres et du contenu approprié ou non.

    Comment modifier les paramètres de confidentialité d’un compte ?

    Via le profil, les jeunes peuvent modifier leurs paramètres de confidentialité. Vous ne devez pas être des experts en la matière pour pouvoir les aider ! En tant que parent, vous pouvez stimuler leur esprit critique et analyser avec eux comment configurer leurs comptes. Les jeunes savent où il faut cliquer !  Pour vous aider, vous pouvez toujours vous référer aux tutoriels. Enfin, n’oubliez pas de leur rappeler de mettre régulièrement ces paramètres à jour, au moins une fois tous les trois mois.

     

  • A l’heure actuelle, les mots de passe sont indispensables pour surfer:  pour avoir accès aux comptes, pour chatter, pour se connecter aux réseaux sociaux, pour jouer…Le mot de passe est une manière de s’authentifier en  ligne.  Certains jeunes utilisent le même mot de passe partout ou ont tendance à le divulguer à leurs amis. Cela peut mener à des situations de cyber-harcèlement, d’usurpation d’identité ou de piratage de compte…. Ces risques peuvent être limités en adoptant un mot de passe sûr, en le gardant secret et en le changeant régulièrement.

    Comment choisir un mot de passe efficace ?

    Un bon mot de passe doit être composé aujourd’hui d’au moins 12 caractères, en ce compris de chiffres et de lettres (tant majuscules que minuscules) ainsi que d’un signe (+,-,/…). Pour que les enfants puissent le retenir facilement, ayez recours aux moyens mémotechniques : prenez une phrase. Par exemple : "J'arrive à 9 heure à l'école.", donnera comme mot de passe: Jarriveà9heureàlécole.. Un mot de passe difficile à deviner augmente la sécurité et l’accès aux informations qui se trouvent sur ce profil.

    Comment les encourager à garder leur mot de passe secret ?

    Expliquez à vos enfants qu’un bon mot de passe c’est comme une brosse à dent : ça ne se prête pas, même à son meilleur ami. C’est comme la clé de la maison : c’est juste pour soi !

    Dois-je connaître ou conserver le mot de passe de mes enfants ?

    Pour les très jeunes enfants,  il est préférable de connaître leur mot de passe pour jeter un oeil ponctuellement sur leurs échanges et leurs internloctuteurs en ligne. Mais très vite, il faudra les aider à construire leur intimité et leur vie privée en ligne. Dans ce contexte, conserver leur mot de passe ne sera pas la bonne démarche. Les adultes devront apprendre à  leur faire confiance et respecter leur jardin secret. Cette confiance s’accompagnera d’un apprentissage des techniques de base qui garantiront leur confidentialité sur le Net. Par exemple, régler les paramètres de sécurité ou les aider à créer un ou plusieurs mots de passe efficaces  qu’ils pourront retenir eux-mêmes. Il faudra alors les sensibilser à le garder secret et à le changer régulièrement.

    Pourquoi changer son mot de passe régulièrement ?

    Les mots de passe circulent sur Internet. Des techniques simples peuvent être mises en oeuvre pour capter le couple (identifiant, mot de passe) à l’insu des utilisateurs. Ces dispositifs peuvent rester en place pendant des mois avant d’être découverts. Pendant ce temps, ils analysent les mouvements en ligne et ils captent tous les mots de passe qui circulent. Ainsi, ils pourraient être récupérés et utilsés à d’autres fins. C’est pourquoi, même robuste, un mot de passe doit être modifié régulièrement.

    Outils:

  • Avoir un bon mot de passe, savoir où signaler du contenu préjudiciable, comment mettre à jour ses paramètres de confidentialité et choisir la visibilité de son profil, ou encore, comment bloquer une personne sont autant de moyens qui peuvent  facilement être utilisés par les jeunes pour surfer en toute sécurité. Stimulez les à avoir recours à ces techniques en leur expliquant les avantages qui y sont liés.

  • Que se passe-t’il si on bloque une personne sur Facebook ?

    Lorsqu’une personne est bloquée, cela signifie :

    • qu’elle ne peut plus contacter l’autre personne
    • qu’elle ne peut plus voir ce qui a été publié par cette personne
    • qu’elle ne peut plus l’inviter à un évènement, groupe…
    • qu’elle ne peut pas l’ajouter comme ami

    Cette option permet au jeune de retirer une personne de sa liste d’amis et donc de choisir qui peut avoir accès à ses informations. Il est essentiel que le profil des jeunes soit configuré sur ‘ami seulement’.  Autrement, tout un chacun peut avoir accès à ses contenus partagés. Cependant, même si l’utilisateur a bloqué une personne, il se peut qu’elle puisse encore voir des commentaires, des réactions ou des évènements communs publiés par des amis en commun.

    Est-ce possible de bloquer des personnes dans des applications ?

    Cette option de blocage existe aussi pour certaines applications, telles que Whatsapp ou Viber, largement utilisées par les jeunes pour communiquer. Ils peuvent y bloquer une personne pour ne pas recevoir de messages de celle-ci si cette personne ne figure pas dans leur répertoire.

    Comment faire pour bloquer une personne ?

    Regardez ensemble comment bloquer une personne et assurez-vous que vos enfants  puissent effectuer ces démarches seuls. Vous trouverez ci-dessous des exemples et tutoriels montrant comment bloquer une personne sur les différents réseaux.

  • Que font les jeunes sur Internet?

    Pour les jeunes, Internet n’est pas une nouvelle technologie mais une sorte de compilation des outils qu’ils affectionnent et qui leur facilitent la vie. Internet fait intégralement partie de leur vie de tous les jours. La distinction offline-online n’existe quasiment pas. Le réel et le virtuel se côtoient et se fondent pour former leur quotidien.  Chacun surfe en fonction de ses centres d’intérêts et pour les jeunes, Internet est tout naturellement devenu une occasion de plus de se distraire, s’instruire, se faire des amis et de communiquer. Les jeunes exploitent enfin pleinement les possibilités de communication d’Internet en menant par exemple de multiples chats simultanés et en l’utilisant comme un véritable outil de travail collaboratif pour fixer des rendez-vous, échanger des infos pour les travaux scolaires, organiser des activités en groupe de façon bien plus commode qu’avec d’autres moyens de communication. Ils ne  perçoivent pas ces activités comme faisant partie d’une bulle digitale mais comme une extension de leur vie quotidienne.

    Les jeunes se font-ils de nouveaux amis sur Internet ?

    En fait, Internet joue auprès des jeunes un rôle faible pour se faire de nouveaux amis. Les études montrent que 27 % des adolescents font de nouvelles rencontres en ligne qui sont souvent des amis d’amis. Seulement 1 sur 10 (de ces 27%) les rencontrent en vrai. Internet représente surtout pour les jeunes un moyen de renforcer leurs amitiés existantes ou de les faire vivre au quotidien. C’est pour eux un moyen important pour renforcer les liens car nombre d’entre eux ne sont pas encore en âge de sortir et de pouvoir socialiser en dehors de l’enceinte de l’école.

    Mais, il faut garder à l’esprit qu’Internet crée une certaine désinhibition. En effet, l’ordinateur induit une distance qui permet à certains jeunes de se créer plus facilement des contacts ou d’exprimer des pensées plus difficiles à formuler face à face.

    Les jeunes, pour qui il est parfois difficile de se déplacer loin de leur domicile, utilisent aussi Internet pour entretenir les liens avec leurs amis éloignés (rencontrés en vacances, de leurs anciennes écoles, de leur ancien quartier en cas de déménagement, etc.). 

    Pourquoi les jeunes utilisent-ils plusieurs pseudos, profils, statuts ?

    Une majorité d’entre eux utilisent plusieurs pseudos, identifiants ou avatars en fonction du contexte. Internet leur permet à ce titre d’explorer leur personnalité en formation. Qui n’a jamais rêver de se glisser dans la peau de quelqu’un d’autre ? Bien sûr certains pointeront tout de suite les dérives possibles, comme la confusion entre réel ou virtuel. Au-delà de ces risques rares mais jamais totalement absents, on doit surtout y voir une façon d’explorer facilement différentes personnalités qui permettront in fine de mieux se connaître soi-même. Grâce à cela les jeunes sont peut-être aussi davantage conscients de la confiance très relative qu’il faut accorder aux informations qui circulent sur le Web ou du fait qu’une personne peut très bien ne pas être celle qu’elle prétend.

    Pourquoi les jeunes partagent ils leurs mots de passe avec leurs amis ?

    Le fait de partager avec certains amis privilégiés ses mots de passe est un facteur très spécifique aux jeunes, en tout cas à une partie d’entre eux. Ce geste représente un vrai signe de confiance de leur part envers leurs amis.
    En effet, les relations entre adultes produisent rarement ce genre de phénomène.

    Cependant, communiquer les mots de passe n’est pas une bonne idée : un mot de passe c’est personnel !  Il ne s’échange pas, ne se prête pas. Expliquer à vos enfants qu’un mot de passe c’est comme une brosse à dent : il est personnel et ne s’échange pas !

    Mes enfants en savent-ils plus que moi ?

    Internet occupe une place importante dans les relations familiales et les change. Les jeunes sont généralement des internautes avertis et s’approprient les technologies plus vite que leurs parents. Cette situation conduit à un renversement des rôles, souvent bénéfique. En effet, les parents sont alors dans la position de l’apprenant, les jeunes ayant ainsi l’occasion de leur dispenser un savoir. Pourtant, même s’ils surfent vite, ils n’en restent pas moins des utilisateurs influençables et parfois fragiles. Aiguiser leur esprit critique, appliquer les valeurs du bien-vivre ensemble, apprendre à rester soi-même, se respecter et respecter les autres, renforcer l’estime de soi sont les défis quotidiens de l’accompagnement parental, offline ou online. Même si un ordinateur ressemble pour vous à un objet mal identifié, il ne faut pas être un expert technique pour inculquer à nos enfants ce qui nous est important dans l’éducation qu’on leur donne, et ce dans la vraie vie ou sur Internet. C’est pareil…

    Utilisent-ils vraiment Internet pour leurs devoirs ?

    Il n’est plus envisageable aujourd’hui de préparer une élocution, une interro, un devoir ou examen sans utiliser Internet. La réponse est donc : OUI. Dans l’esprit des jeunes – entre autres - Internet a remplacé les encyclopédies et les bibliothèques. Dans l’esprit des parents, Internet est un outil efficace pour l’apprentissage des enfants avec l’esprit critique comme condition indispensable face aux informations qui y circulent. En tant que parent, il est crucial d’encourager les jeunes, au travers cet usage scolaire, à s’interroger sur la qualité et la véracité des informations qu’ils recueillent sur le Web.

    Et la sexualité dans tout ça ?

    Les adolescents vivent aussi leur sexualité en ligne : ils draguent, s'envoient des messages à connotation sexuelle, s’échangent des photos sexy, ils surfent sur des sites pornos... Près de la moitié des jeunes ont déjà recherché des renseignements sur la sexualité en ligne. Internet est la première source d’information sur le sujet. Beaucoup se tournent vers ce compagnon virtuel car, à leurs yeux, il les renseigner sans juger. Les parents y voient souvent un motif d'inquiétude. Qu'ils se rassurent, cela n'a rien d'anormal ou d'alarmant : les adolescents sont à l'apogée de leur développement sexuel, qui va de pair avec curiosité et expérimentations.

    Cette curiosité et ces expériences ne sont pas forcément négatives mais il est important de s’assurer qu’ils disposent bien d’informations sérieuses et véhiculant les valeurs qui vous sont chers car… les comportements sexuels en ligne adoptés par les jeunes comportent aussi leurs lots de risques. Il nous revient dès lors d'en informer les jeunes. Vous trouverez  dans notre rubrique SEXUALITE tous nos conseils pour vous aider à aborder ce sujet avec des adolescents ou des enfants plus jeunes.

    Les jeunes sont-ils la cible du marketing sur Internet ?

    Surfeurs actifs, les jeunes peuvent être très influencés dans leurs comportements d’achats par ce qu’ils voient, entendent ou lisent sur Internet (sites de marques, magazines en ligne, forums…). Les marques l’ont bien compris et mènent des campagnes marketing interactives directement destinées aux jeunes. Elles usent de méthodes publicitaires ciblées et adaptées aux comportements des jeunes internautes afin d’être visible dans le quotidien digital et s’assurer une présence presque permanente.  Les aider à pouvoir discerner une publicité d’une information pratique relève de notre devoir. Gardons en tête qu’un concours n’a pas pour but de faire gagner un produit mais bien de récolter des données personnelles via un formulaire ; qu’une marque ajoutée dans une liste d’ami publiera du contenu commercial sur les profils ou encore qu’un « like » sur un site commercial aura des répercussions sur le fil d’actualités et sur la présence d’images publicitaires sur les sites qu’ils fréquentent.

  • Le respect mutuel est l'un des piliers fondamentaux de nos relations avec autrui hors ligne et en ligne. Internet procure souvent un faux  sentiment d'anonymat : par conséquent, les jeunes se montrent plus audacieux que « dans la vraie vie ». À plus forte raison dans le cadre du cyber-harcèlement, où ils osent aller plus loin sans se rendre compte que leurs actes peuvent blesser. Aidez vos enfants à prendre conscience qu'Internet n'est pas non plus une garantie d'anonymat. Même les e-mails envoyés à partir d'une adresse anonyme peuvent être retracés.

    Deux règles d'or faciles à retenir de la Netiquette (charte proposant des règles de savoir-vivre sur le Net) mettent le respect à l’honneur :

    • Ne fais pas sur le Net ce que tu ne ferais jamais dans la vie réelle.
    • Ne fais pas aux autres sur Internet ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse.

    Outils:

    Commander notre 'Glossaire' pour en savoir davantage sur les activités de vos jeunes en ligne et comment les sensibiliser à être responsable en ligne

     

  • Qu’est-ce qu’un filtre ?

    Il s’agit d’un système de contrôle de contenu en ligne qui permet de « filtrer » l’accès à Internet en limitant automatiquement la consultation d’un internaute de certains types de contenu : sites, jeux, programmes... Un logiciel de contrôle parental est une forme de système de filtrage parmi d’autres. 

    Comment fonctionnent-ils ?

    Les logiciels de filtrage peuvent soit interdire l’accès aux sites dont l’adresse est répertoriée sur une "liste noire", établie par l’éditeur du logiciel ou par l’utilisateur lui-même, soit refuser les adresses ou les contenus comportant des mots indésirables (filtrage par mots-clés). Soit n’autoriser l’accès qu’à certains sites dont l’utilisateur a choisi les adresses, selon le principe inverse de la liste noir : la "liste blanche" qui autorise les sites repris. Naturellement, cette seconde option réduit considérablement l’accès à l’Internet.  Ces logiciels peuvent être utilisés dans les systèmes d’exploitation (OS, Windows, Linux…) mais aussi dans les navigateurs Web (Explorer, Chrome, Safari, Firefox…). Par ailleurs, des dispositifs de filtrage sont désormais intégrés dans d’autres logiciels et sur d’autres types d’équipements que l'ordinateur (tablettes, smartphones, consoles de jeux, télévisions numériques…).

    Sont-ils vraiment efficaces?

    Les filtres ne seront jamais efficaces à 100%. Aucune barrière technique ne pourra empêcher des enfants d’être confrontés à du contenu inapproprié. En surfant, en créant des profils ou en téléchargeant des films, les jeunes risquent de rencontrer des contenus pornographiques, racistes ou violents. Il est donc important de les encadrer. Même si des logiciels sont installés sur l’ordinateur familial, à l’heure de l’hyper-connexion, les enfants surfent partout : à l’école, à la bibliothèque, chez les grands-parents, dans l’espace publique, dans les transports en commun, bref vraiment partout. Les appareils qu’ils utilisent pour le faire ne seront pas forcément équipés de filtres. La confiance entre les parents et les enfants s’impose comme une évidence. Parallèlement, aucun filtre ne pourra gérer, bloquer ou limiter les résultats des interactions entre internautes comme par exemple des conversations sur les espaces de chat, les nouvelles rencontres, les publications de vidéos. Aucun filtre ne pourra non plus influencer les échanges, violents ou non, entre des joueurs de jeux vidéo. Enfin, les filtres ne sont pas des obstacles infranchissables. Ils sont désinstallables et dans ce registre la créativité des jeunes est sans limite. Ils y parviennent presque aisément. Néanmoins, les filtres permettent de bloquer des contenus indésirables pour toute la famille comme des publications commerciales.

    Vidéo de Serge Tisseron: que penser des filtres?

    Quelles alternatives?

    Aucun filtre ne remplacera jamais la confiance, l’éducation et le dialogue entre enfants et parents essentiels pour promouvoir un usage responsable d’Internet. Les meilleurs filtres sont ceux qui se transmettent dans la relation entre adultes et enfants. Ces logiciels ne sont que des outils et ne peuvent en aucun cas se substituer à l’encadrement parental. Installez de préférence l’ordinateur familial dans un espace commun, le salon, un hall et accompagnez vos enfants dans leur découverte d’Internet. Si vous avez des tablettes, les moments de surf peuvent aussi s’envisager dans un espace commun mais cette situation est difficilement tenable à long terme. Des  accords très clairs quant aux séances de surf et la confiance accordée aux utilisateurs permettront plus de souplesse. Dans certains cas, les filtres peuvent constituer une solution pour préserver les jeunes enfants ou des jeunes plus vulnérables de l’intrusion accidentelle d’images pornographiques ou violentes.

    Si vous installez un filtre, dites-le à vos enfants et expliquez pourquoi vous le faites : vous voulez éviter qu'ils soient confrontés à des images et/ou des informations indésirables. De préférence, installez-le ensemble dans un moment de calme. L’installation du filtre ne doit pas être vécue comme une punition mais comme une étape constructive dans le processus de confiance.

    En bref…

    Expliquez à vos enfants que l'éventuel contrôle que vous pratiquez ou les filtres que vous avez installés sont nécessaires pour leur éviter d'être confrontés à des contenus et/ou des images inopportunes. Pour les jeunes enfants, on peut envisager le placement de filtres en vue de s'orienter graduellement vers davantage de liberté. Au niveau des adolescents : la communication et la discussion primeront.

    Vous trouverez des idées pour éveiller l'esprit critique sur internet de votre enfant ici.

  • Je m’engage à …

    • Surfer uniquement sur les sites sur lesquels j’ai le droit d’aller ou demander la permission à mes parents avant d’aller sur un nouveau site.
    • Ne pas dépasser le temps de connexion et les horaires autorisés (de …h à …h x fois par semaine).
    • Ne pas diffuser sur Internet d’informations personnelles (nom, prénom, adresse, téléphone, mail, nom de mon établissement scolaire, de mon club de sport…) me concernant ou concernant quelqu’un d’autre.
    • Ne pas diffuser sur Internet de photos ou de vidéos de moi ou de quelqu’un d’autre sans en avoir l’accord préalable.
    • Prévenir mes parents si une image, une vidéo ou un message me dérange ou me choque.
    • Ne pas prendre de rendez-vous avec une personne rencontrée sur le Net sans en avoir averti mes parents, et y aller accompagné(e), en journée, dans un endroit public avec du monde.
    • Ne pas tenir de propos insultants en ligne.
    • Ne jamais donner mon mot de passe, même à mes meilleurs amis.
    • Ne pas télécharger de contenus (musique, films…) de façon illégale.
    • Avant d’acheter quelque chose sur Internet ou via mon GSM, en parler d’abord avec mes parents.

    Signature de tous les membres de la famille.

    On peut imaginer un contenu différent en fonction de l’âge de l’enfant et de ses activités en ligne.

    Outils:

    Découvrez le programme de formation « Webetic » pour parents et grands-parents de Child Focus en matière de sécurité en ligne par les enfants et les adolescents.
    Utilisez le kit de sécurité en ligne pour toute la famille.
  • Il est important de ne pas confondre dépendance (véritable assuétude) et surconsommation (usage problématique d’Internet). Actuellement, la communauté scientifique ne s’accorde pas autour de la définition du concept de cyberdépendance. On parle dès lors d’usage problématique d’Internet.

    Le nombre d’heures  passé devant l'ordinateur témoigne évidemment du niveau de surconsommation. Mais plus encore, c'est une rupture sociale et un changement net de comportement qui sont des révélateurs explicites d’un usage problématique. La dépendance se traduit progressivement par le besoin de passer de plus en plus de temps devant l'ordinateur avec une incapacité à stopper cette activité. Obligatoirement, cela se fait au détriment des autres occupations. Mais la dépendance s'accompagne également de changements psychologiques et de l'humeur : sentiment de vide, agressivité, mensonges, etc. Ce plongeon dans le monde virtuel est souvent une fuite d’une réalité difficile. Il est rarement à imputer aux technologies en ligne en tant que tel.

    Tant qu’il/elle ne dénigre pas ses autres activités, pas d’inquiétude à avoir au niveau de la passion passagère de votre enfant pour un jeu ou une application, ça devrait être transitoire. L’alternance avec d’autres hobbies ou centres d’intérêt est cruciale.

    Afin de bien gérer le temps passé en ligne, établissez avec votre enfant des règles très claires qui fixent le timing de l’utilisation d’Internet. Pour augmenter leur chance d’être respectées, donnez-leur du sens :  

    • Quels sont les jeux autorisés et pourquoi ? Essayez de jouer vous-même pour justifier votre choix. Cela vous permettra de savoir à quoi jouent vos enfants.
    • Combien de temps de jeu ? Un peu tous les jours ou deux longues séances par semaine ?
    • Quand ? Avant ou après les devoirs ? Avant ou après avoir mangé ?

     

  • Autant apprendre à rouler à vélo à nos enfants en tenant compte des risques de la circulation routière a pris du temps et de l’énergie, autant l’éducation au bon usage d’Internet nécessitera aussi du temps, de l’attention et de l’énergie. Surtout qu’aucun système technique de contrôle ou de filtre ne remplacera jamais le dialogue, l’éducation et la confiance indispensable à la responsabilisation du jeune quant à l’utilisation du Net.

    A l’ère de l’Internet partout, interdire ou restreindre est difficilement envisageable, par contre, il est utile de poser un cadre clair avec des limites précises et sensées.

    Posez-vous quelques questions avant d’établir ce cadre, comme :

    • Que fait mon enfant en ligne et pourquoi ?
    • Avec qui parle-t-il/elle ? Avec des copains ou des personnes qu’il /elle n’a jamais vues?
    • A quoi joue-t-il /elle ? Quels sont les opportunités et les risques de ces jeux ? Quels en sont les limites d’âges ?
    • Comment gérer l‘influence des frères et sœurs ?
    • Quels réseaux sociaux utilise-t-il/elle ? A-t-il/elle l’âge requis ?
    • Pourquoi la plupart des réseaux sociaux sont-ils interdits au moins de 13 ans ?
    • Est-ce pertinent de devenir « ami » avec mon enfant sur Facebook ?
    • Suis-je sa personne de confiance en cas de problème survenu sur Internet ? A-t-il /elle quelqu’un à qui parler ?
    • Sait-il protéger sa vie privée en ligne ? A-t-il/elle conscience qu’Internet est un espace public ?
    • Comment vais-je réagir au cas où mon enfantvoit du contenu inapproprié ? Comment en parler avec lui/elle ?
    • Lui ai-je appris à réagir si il/elle est tout à coup confronté(e) à quelque chose qui le/la dérange en ligne ?
    • Comment puis-je renforcer son esprit critique face à l’information qui circule sur Internet et aux personnes qu’il/elle y rencontre?
    • Quand il s’agit de sujets plus délicats comme la sexualité, sait-il/elle où trouver de l’informationqui corresponde à mes valeurs ?

    Répondre à ce type de questions vous aidera à intégrer Internet dans votre famille dans un esprit de dialogue et d’accompagnement.

    Le respect de soi et des autres devra aussi occuper une place centrale dans cette réflexion.

    Vous trouverez des idées pour éveiller l'esprit critique sur internet de votre enfant ici.

    Outils:

    Visionnez le spot de Charlotte pour un moment d'interaction avec votre enfant
    Faites des jeux avec votre enfant sur le bon usage du net via le "mini-site de jeux 'e-safety Kit"
    Plus d'outils sur le Media Center de Child Focus
  • Parlez avec votre enfant de l'utilisation d'Internet. Évoquez avec eux ce qu'ils y font et ce qu'ils y découvrent. Partagez également vos propres expériences. De cette manière, vous laissez entendre que vous êtes ouvert. Ce dialogue sera égalemennt source de confiance. En cas de nécessité, ils s'adresseront plus facilement à vous en priorité. Efforcez-vous de communiquer et d’échanger de la manière la plus ouverte, la plus positive et la plus constructive possible.

    Passez de bons moments en famille sur Internet : interagissez avec vos enfants en ligne, amusez-vous ! N’ayez pas peur : jouez ensemble aux apps qu’ils apprécient, regardez les clips qu’ils affectionnent, recherchez et comparez  de l’information sur de nouveaux sites… Ainsi vous montrez que vous ne jugez pas ce qu’ils font en ligne. Spontanément, ils seront plus enclins à venir vers vous en cas de problème. De cette manière, vous serez plus à même d’établir des règles qui ont du sens car vous connaîtrez les sites qu’ils utilisent.

    Passez des accords clairs portant sur l'utilisation des écrans. Combien de temps d’Internet par jour et pour quoi faire ? Quand ? Au terme de la discussion, mettez-vous éventuellement d'accord avec lui sur le fait que vous restez à proximité lorsqu'il surfe. Pourquoi ne pas établir ensemble une charte familiale de l’usage d’Internet qui sera signée par tous les membres de la famille et placée près des écrans ? (lien vers la page interne « Parent/internet à la maison/Une charte familiale)

    Internet ne peut devenir en aucun cas un tabou dans la famille.

    Observez votre enfant et la manière dont il réagit en cas de problème en ligne. Rappelez-lui régulièrement que vous êtes là pour lui/elle. Dites-lui qu'il n'y a aucune honte à venir parler avec vous ou avec un professeur de quelque chose qui le dérange…au contraire, il faut le féliciter.

    Apprenez-leur ou définissez ensemble des stratégies de réaction en cas de problème : capture d’écran, parler à quelqu’un de confiance, signaler du contenu, quitter un programme…

    Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec certains sujets, assurez-vous que votre enfant ait accès à l’information que vous souhaitez.

    Les enfants partent souvent du principe que tout ce qui se trouve sur Internet est vrai. Sensibilisez-les au fait que toutes les informations ne sont pas fiables et qu'il convient de les analyser et de les comparer. Encouragez votre enfant à exploiter Internet de manière critique et à vérifier les sources des informations. Apprenez à votre enfant qu'il est important de partager ses doutes et ses questions avec vous ou avec un professeur.

    Lorsque vous discutez de l'utilisation d’Internet, établissez des liens avec la vie réelle. Les choses que vos enfants ne feraient jamais dans la réalité ne sont pas à faire sur Internet non plus ! Apprenez aux enfants le respect mutuel. Internet donne une impression fausse d'anonymat et les jeunes osent davantage sur la toile parce que les réactions des autres ne sont pas visibles.

    Créez une adresse e-mail familiale à utiliser pour les jeux et applications.

    Outils:

    En ce qui concerne les petits enfants, le « Kit de sécurité en ligne » peut vous aider à parler de la sécurité en famille
    Pour les ados, la fiche ‘trucs et astuces’ vous aidera à engager la conversation sans complexe avec eux sur ce sujet.
  • Comment réagir en tant que parent si mon enfant a vu un contenu inapproprié (image violente, pornographie,…)

    Les enfants peuvent être confrontés à des contenus préjudiciables. Cela peut aller de l'information écrite (sites racistes ou haineux) à des images toxiques (pornographie, violence, etc.). Il arrive que les enfants recherchent volontairement ce genre de sites, mais ils peuvent aussi y aboutir par hasard. Dans ce cas, discutez avec eux de ce qu’ils ont vu de manière ouverte en insistant sur les valeurs tel que le respect d’autrui. Cela permettra à votre enfant de vous poser librement toutes ces questions relatives à une situation.

    Vous pouvez également signaler le contenu vu sur la plateforme.

     

    Quel est l'impact des images choquantes vues... par BayardJeunesse

    Comment sensibiliser ses enfants ?

    La communication positive et l’éducation restent seront la voix à prendre. Parlez régulièrement avec vos enfants de ce qu'ils font sur Internet et de la manière dont ils font leurs découvertes. Partagez aussi vos propres expériences. De cette manière, vous laissez entendre que vous êtes ouvert aux leurs et vous établissez un lien de confiance. Encouragez-les à venir vous voir s’ils rencontrent quelque chose qui les dérangent. En cas de nécessité, ils s'adresseront plus facilement à vous en priorité.

    Pour protéger les enfants des contenus préjudiciables, l'idéal semble être d'installer un filtre. Et pourtant... Les filtres ne sont pas toujours fiables. S'ils bloquent efficacement les sites pornographiques, leurs performances sont moins bonnes vis-à-vis des autres contenus nuisibles. En s'aventurant dans des mondes virtuels, en jouant, en utilisant les réseaux sociaux avec leurs GSM ou en téléchargeant des films, les enfants peuvent tout de même aller au-devant de contenus pornographiques, racistes ou violents. Les filtres deviennent alors inefficaces. Si vous installez un filtre, dites-le à vos enfants et expliquez-leur que vous le faites pour éviter qu'ils soient confrontés à des images et/ou des informations indésirables. Cependant, un filtre ne remplacera jamais la communication ni l'éducation à l'utilisation d'Internet.

    Outils:

    D'autres outils sur le Media Center de Child Focus
  • Les enfants maîtrisent très bien les technologies en ligne. Vous pouvez dès lors encourager votre enfant à explorer de nouvelles pistes et lui apprendre à utiliser Internet de manière créative. Certains jeunes créent par exemple un site, tiennent un blog ou réalisent des montages photos. D’autres excellent dans la création de musique numérique ou de vidéos qu’ils publient ensuite sur YouTube ou leur profil,.... 

    • En tant que parent, montrez votre intérêt et votre implication en aidant votre enfant à découvrir les côtés amusants, créatifs et positifs d’internet
    • Réfléchissez avec votre enfant aux risques potentiels du Net, mais veillez aussi à souligner les aspects positifs
    • Faites vous-même des découvertes et continuez à apprendre !

    Child Focus soutient les contenus en ligne créatifs et intéressants pour les jeunes. Chaque année, l’équipe e-safety de Child Focus organise en Belgique le Best Online Content Award for Kids, un concours européen qui met l’accent sur les meilleurs sites destinés aux enfants, ainsi que sur les créations numériques développées par des jeunes.

    • Jetez-y un œil et découvrez une foule d’initiatives de qualité pour les jeunes
    • Vous avez trouvé un chouette site ? N’hésitez pas à partager vos trouvailles avec notre équipe, mais aussi d’autres parents, des enseignants et des jeunes.

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