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Développement international   

Les activités du département Développement international ont un triple objectif afin de lutter contre la disparition, l’enlèvement et l’exploitation sexuelle des enfants dans le monde :

- le développement et la diffusion des connaissances et de l’expertise ;
- le développement d’un réseau opérationnel d’ONG en Europe ;
- le positionnement des activités en Europe.

Développement et diffusion des connaissances et de l’expertise

La première priorité de ce département vise le développement et la diffusion des connaissances et de l’expertise.
A cet effet, il est indispensable d’identifier et d’inventorier les ONG existantes dans le monde, d’en définir les terrains d’action et les méthodes de travail, de découvrir des synergies potentielles et de diffuser les données collectées auprès des ONG, des institutions européennes et des décideurs politiques.
Ces activités sont réalisées, entre autres grâce à la contribution financière du programme Daphné (DG Liberté, Sécurité et Justice) de la Commission européenne.

C’est ainsi qu’en 2004, l’étude Childoscope a pu être réalisée.

Que signifie "Childoscope" ?

Au cours de ces dernières années, la lutte contre la disparition et l’exploitation sexuelle des enfants est devenue une importante priorité pour l’Union européenne. Sous la présidence belge, en septembre 2001, le Conseil de l'Union européenne a approuvé une résolution concernant la contribution d’organisations issues de la société civile à la recherche d’enfants disparus ou sexuellement exploités "Resolution on the contribution of civil society in finding missing or sexually exploited children (2001/C 283/01)"
A la demande de la Commission européenne, Child Focus et IRPC (Institute for International Research on Criminal Policy, Université de Gand) ont uni leurs forces afin de réaliser en 2003 une étude à ce sujet. Cette étude, sous l’intitulé “Childoscope”, comporte trois parties :

- le nombre d’enfants disparus et sexuellement exploités dans les 15 pays membres ;
- l’existence, le rôle et les structures de 241 organisations issues de la société civile dans 15 pays membres et dans 4 pays candidats membres (la République Tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Roumanie) qui s’occupent activement d’enfants disparus ou sexuellement exploités ;
- la base légale qui doit être créée pour favoriser la collaboration entre organisations non gouvernementales et les autorités compétentes (protection des informations confidentielles, procédures pénales, …).

Pour la réalisation concrète de cette étude, il a été fait appel à des universitaires et des représentants d’organisations non gouvernementales, de la police et de la justice.

En février 2004, Romano Prodi, président de la Commission européenne, a rendu visite à Child Focus et, à cette occasion, les résultats de l’étude lui ont été remis.

Les recommandations suivantes ont été faites :

- le dégagement de fonds pour la création de centres opérationnels en Europe répondant à une série de critères concernant la qualité des services, le niveau d’instruction et de formation des collaborateurs et l’accessibilité en permanence via un numéro d’appel d’urgence gratuit ;
- la création ou la désignation dans chaque pays de l’Union européenne d’un centre pour la collecte et l’analyse des données relatives aux enfants disparus ou sexuellement exploités en Europe, sur base d’une méthodologie standardisée et la centralisation de ces données par un centre européen servant de source à une politique européenne en la matière ;
- le dégagement de fonds pour compléter et actualiser le Directory of civil society organisations, et pour faire du site web un instrument dynamique et interactif (projet débutant en avril 2005 pour une durée de 12 mois – grâce au financement du programme Daphne - JAI/DAP/2004-2/029/YC);
- et enfin, la promotion auprès des acteurs concernés dans les pays de l’Union de la collaboration entre organisations privées et publiques sur base du modèle de protocole de collaboration, établi par Child Focus et l’Institute for International Research on Criminal Policy (IRCP) de l’Université de Gand.

Les résultats ont été placés sur le site Internet www.childoscope.net.
D’année en année, les informations concernant les organisations de la société civile s’occupant activement d’enfants disparus et / ou sexuellement exploités sont complétées dans la database.
Cette database permet ainsi de consulter actuellement (en date du mois d’avril 2005) les informations sur plus de 22 pays membres et candidats.

Afin de développer et diffuser les connaissances et l’expertise, Child Focus reçoit également régulièrement des visites officielles, comme par exemple celle rendue au Centre le 28 janvier par la Reine, en compagnie de Madame Kofi Annan, épouse du secrétaire-général des Nations-Unies. Cela a été pour Child Focus l'occasion idéale pour mettre en exergue que la disparition et l’exploitation sexuelle des enfants ne connaissent pas de frontières et qu’il est nécessaire de développer, une politique de lutte contre ces phénomènes à l’échelle mondiale.

Le 26 octobre 2004, le Centre a reçu la visite officielle de la Reine et de l’épouse du Président polonais, Madame Kwasniewska qui, dans son propre pays, prend de nombreuses initiatives pour améliorer le sort des enfants. La Pologne compte aussi deux organisations qui, depuis 2001, sont membres de la Fédération Européenne pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités : ITAKA Foundation qui lutte contre la disparition d’enfants et d’adultes, et Nobody’s Children Foundation qui lutte contre l’exploitation sexuelle d’enfants. Lors de cette visite, le Président de Child Focus, Daniel Cardon de Lichtbuer, a proposé de rendre la collaboration entre ces deux organisations encore plus efficace. Une collaboration internationale opérationnelle demande, en effet, de pouvoir compter sur une coopération active entre tous les acteurs concernés à l’échelle nationale (police, justice, aide aux victimes, ONG, …).

D’autre part, Child Focus a encore eu le privilège de la visite d’une délégation de Roumanie, de Finlande, d’Ukraine, du Luxembourg, des Pays-Bas, du Danemark, d’Allemagne et du Sénégal. De son côté, le département a rendu visite à des organisations membres de la Fédération Européenne, notamment en France, en Grèce et au Portugal. La plupart du temps, il s’agissait d’organisations ou de personnes qui souhaitaient obtenir davantage d’informations sur le concept de Child Focus et/ou sur la création d’un centre équivalent dans leur propre pays.

Développement d’un réseau opérationnel d’ONG en Europe

En 2004, M. et P., tous deux âgés de treize ans, s’enfuient de la maison vers Lille (France). Child Focus prend aussitôt contact avec la nouvelle association française, SOS Enfants Disparus, qui alerte son réseau. Le point de contact à Lille diffuse sans tarder des affiches de Child Focus et prévient les autorités françaises. Le lendemain, les deux enfants, à bout de forces, sont retrouvés dans le sud de la France.

La seconde priorité du département Développement international est de mettre sur pied un réseau opérationnel d’ONG en Europe. La Fédération Européenne pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités (folder pdf), dont la mission des membres est de parler d’une seule voix avec les instances européennes, sert de moteur à ce développement et constitue une plate-forme pour l’échange d’information et d’expertise.

Cette association internationale à but humanitaire, dont le Secrétariat général est établi à Bruxelles (Belgique) dans les bureaux de Child Focus, regroupe à ce jour (avril 2005) 19 organisations dans 15 pays du continent européen.

• Allemagne: Elternititiative Vermisste Kinder http://www.vermisste-kinder.de
Kisdorf
  Weisser Ring http://www.weisser-ring.de
Mainz
• Angleterre: National Missing Persons Helpline http://www.missingpersons.org
NMPH, Londres
• Autriche: 147 - Rat auf Draht" http://rataufdraht.orf.at
Vienne
• Danemark: Thora Center http://www.thoracenter.dk
Copenhague
• Espagne: Accion Contra la Pornografia Infantil http://www.asociacion-acpi.org
ACPI, Madrid
• France: La Mouette http://www.la-mouette.org
Agen
  Aide aux Parents d'Enfants Victimes http://www.apev.org
APEV, Issy-les-Moulineaux
  Fondation Pour l'Enfance http://www.fondation-enfance.org
Paris
• Grèce: The Smile of the Child http://www.hamogelo.gr
Athènes
• Hongrie: Kék Vonal  
Budapest
• Irlande: Irish Society for the Prevention of Cruelty to Children http://www.ispcc.ie
ISPCC, Dublin
• Italie: Aurora - Centro Nazionale per la Ricerca dei Bambini Scomparsi e Sessualmente Abusati http://www.auroraonlus.org
Bologne
• Pologne: Fundacja Dzieci Niczyje (Nobody's Children Foundation) http://www.fdn.pl
Varsovie
  Itaka Foundation http://www.itaka.org.pl
Varsovie
• Portugal: Instituto de Apoio à Criança http://www.iacrianca.pt
I.A.C., Lisbonne
• République Tchèque: Nadace Nase Dite (Our Child Foundation) http://www.nasedite.cz
Prague
Membre associé :
• Roumanie :

Salvati Copiii SCR, Bucharest

http://www.salvaticopiii.ro

La Fédération a été lancée officiellement le 4 mai 2001 au Parlement européen à Bruxelles sous le patronage de Madame Nicole Fontaine (Présidente du Parlement) et Monsieur Antonio Vitorino (membre de la Commission européenne – DG Justice et Affaires intérieures).

Association sans but lucratif, la Fédération agit indépendamment, dans l’unique intérêt des enfants, en référence à la Convention des Nations Unies sur les Droits des Enfants.
Ses missions s’inscrivent dans la philosophie de l’ICMEC et peuvent être résumées comme suit :

- parler d’une seule voix aux instances européenes (Parlement européen, Conseil de l’Europe auprès duquel une demande de recevoir les status participatifs a été introduite, la Commission européenne) ;
- sensibiliser le grand public, promouvoir des campagnes de conscientisation, telle que la Journée Internationale des Enfants Disparus, organisée le 25 mai ;
- promouvoir dans un maximum de pays européens la création de centres opérationnels, disponibles jour et nuit et disposant d’un numéro d’appel abrégé et gratuit ;
- promouvoir la collaboration entre ces centres à caractère privé mais d’utilité publique d’une part et les instances judiciaires et policières d’autre part sur base de protocoles de coopération ;
- promouvoir la création d’un observatoire permettant de produire des statistiques concernant les phénomènes de la disparition et de l’exploitation en sachant qu’à l’heure actuelle des données fiables et comparables font défaut.

La Fédération Européenne est dirigée par le Conseil d’administration suivant :
• Président :
M. Daniel Cardon de Lichtbuer,
Président du Conseil d’Administration de Child Focus (Belgique)

• Vice-Président :
M. Costas Yannoupoulos,
Président de The Smile of the Child (Grèce)

• Membres du Conseil :
Mme Zusana Baudysova,
Directeur Général de Our Child Foundation (République Tchèque)
Mme Bodil Dichow,
Directrice de Thora Center (Danemark)
Mme Annie Gourgue,
Présidente de La Mouette (France)
M. Arnauld Gruselle,
Assistant de direction de la Fondation pour l’Enfance (France)
Mme Maria Keller-Hamela,
Directeur des affaires internationales de Nobody’s Children Foundation (Pologne)
Mme Kristine Kloeck,
Directeur Général de Child Focus (Belgique)

• Secrétaire général :
Mme Tessa Schmidburg,
Manager Développement international de Child Focus (Belgique)

• Comité financier :
La Fédération Européenne est assistée par un Comité financier dirigé par Mesdames Isabelle Barnier et Marie-Laure Schöller.
Ce Comité de soutien financier contribue à la viabilité financière de la Fédération. Ce comité comprend principalement des représentants de France qui, en 2004, ont notamment organisé un tournoi de tennis au profit de Itaka Foundation et du fonctionnement de la Fédération.

En 2004, à l’initiative de l’ambassadeur Dubuisson, la Fédération a également pu compter sur une importante contribution des «Musiciens d’Europe» sous la présidence de Monsieur Hadelin Donnet.

En 2004, cinq actions prioritaires ont été établies, dans cinq groupes de travail.

1. Une première priorité consiste à créer un solide réseau opérationnel dans les pays de l’Union. Les centres doivent disposer d’une ligne téléphonique offrant de longues plages horaires d’écoute, une équipe permanente de gestionnaires de dossiers, un budget adéquat en provenance à la fois de moyens publics et privés, ce qui garantit leur indépendance. Leur fonctionnement opérationnel devrait être basé sur des protocoles de collaboration officiels, qui leur assurent une réelle collaboration avec la justice et la police. A côté des centres opérationnels, des associations qui ne sont pas opérationnelles, mais qui poursuivent les mêmes buts que la Fédération Européenne, peuvent continuer à en faire partie.
2. Ensuite, il faudrait que, dans tous les pays de l’Union européenne, les centres opérationnels traitent les phénomènes de disparition et d’exploitation sexuelle de mineurs, éventuellement en plus de problématiques qui s’y apparentent. Ceci garantit l’adhésion parfaite au réseau international de l’International Center for Missing and Exploited Children (ICMEC). La Fédération peut toutefois accepter des centres qui, pour diverses raisons, ne couvrent pas encore entièrement les deux domaines d’activité.
3. Un troisième objectif est la mise en service d’un numéro d’urgence à 3 chiffres sur l’ensemble du réseau européen. Une étude avec les compagnies de téléphone des différents pays devrait arriver à résoudre les problèmes techniques existants. L’aide de la Commission européenne serait bienvenue en l’occurrence.
4. Dans ce même ordre d’idées, les membres du réseau opérationnel devraient porter le même nom. Ceci constituerait un atout pour la communication avec les autorités, les sponsors et le grand public. L’avis d’un bureau spécialisé sera demandé à cet effet.
5. En conclusion, la Fédération Européenne doit avoir l’attention nécessaire à l’égard de son statut officiel, vu qu’à l’avenir elle ne doit pas seulement devenir indispensable pour les autorités nationales et européennes, mais aussi être reconnue par celles-ci. A cet effet, il faut développer une capacité commune pour l’étude, la réflexion et la conception de stratégies, tant sur le plan de l’intervention que de la prévention et du suivi des victimes.

La Reine, en sa qualité de membre du Comité d’honneur d’ICMEC, a initié une journée de réflexion et de conscientisation sur la disparition et l’exploitation sexuelle d’enfants en Europe qui eut lieu le 23 novembre 2004. Cette initiative a été pour la Fédération Européenne un encouragement des plus précieux.

Cette journée a été organisée en collaboration avec la Fédération Européenne. Ce jour-là, la Reine a exprimé le souhait que d’autres pays européens développent des centres semblables à celui de Child Focus. Des invités de marque, à savoir la Reine Sylvia de Suède, Madame Bernadette Chirac, Madame Jolanta Kwasniewska – également membres du Comité d’honneur d’ICMEC – ainsi que la Princesse Astrid et la Princesse Victoria de Suède ont assisté à la journée. Grâce à une séance académique au Palais, l’événement a eu un écho dans les milieux politiques, administratifs et judiciaires en Belgique et en Europe. Des orateurs importants y ont pris la parole : Guy De Vel (Directeur-général Legal affairs au Conseil de l’Europe), Isabelle Falque-Pierrotin (Présidente du Comité exécutif du Forum des Droits sur l’Internet), Ernie Allen (Directeur général d’ICMEC) et Francisco Fonseca Morillo (Directeur à la Commission Européenne, DG Liberté, Sécurité et Justice).

En présence du Roi et de la Reine, la journée s'est clôturée par un magnifique concert à Flagey sous la direction de Philippe Herreweghe, au profit de la Fédération Européenne.

Positionnement des activités en Europe

La troisième priorité du département Développement international se rapporte à la promotion du concept belge.
Child Focus et la Fédération Européenne pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités représentent l’Europe à l’International Center for Missing and Exploited Children. En 2004, le Centre a eu de nombreux contacts afin d’exposer son fonctionnement opérationnel sur la scène européenne et de promouvoir la collaboration entre organisations existantes.

En effet, force est de constater que, pour l’instant, il n’existe que deux centres tout à fait opérationnels au monde qui offrent un support actif dans toutes les enquêtes liées à la disparition, l’enlèvement et l’exploitation sexuelle des enfants et qui, en outre, analysent ces phénomènes et/ou organisent des campagnes de prévention.
Il s’agit du National Center for Missing & Exploited Children (NCMEC - www.ncmec.org) à Washington et de Child Focus à Bruxelles.
C’est ainsi qu’en mars 2004 une importante réunion a eu lieu en Roumanie avec des représentants d’ONG, de la police et de la justice, au cours de laquelle le modèle opérationnel de Belgique et des Etats-Unis a été présenté. Par la suite, la conseillère du ministre roumain des Affaires étrangères a rendu une visite au Centre.

En 2004, deux réunions du Conseil d’administration d’ICMEC, dont le Président de Child Focus fait partie, ont eu lieu : la première en avril à Washington, la deuxième en octobre à La Haye.

• En 1998, l’ICMEC est créé à Washington : l’ICMEC ou International Centre for Missing and Exploited Children.
• Parmi les cofondateurs : le Centre National qui existait depuis 1974 aux Etats-Unis et le Centre belge, Child Focus, créé en 1997.
• ICMEC regroupe plusieurs personnalités américaines, européennes et progressivement des personnes originaires d’autres continents.
• Son but est de sensibiliser les décideurs et le grand public aux problèmes des enfants disparus, enlevés et/ou exploités.
• ICMEC favorise la diffusion de photos d’enfants disparus dans le monde entier, finance des études concernant les enlèvements parentaux et met sur pied des programmes de lutte contre la pornographie enfantine sur l’Internet.
• ICMEC est dirigé par un Conseil d’administration sous la présidence de Monsieur Arnold I. Burns, ancien vice-ministre de la Justice des Etats-Unis, assisté par trois vice-présidents :
- Mary Banotti (Parlementaire européen)
- Dennis DeConcini (Ancien membre du Sénat des Etats-Unis)
- Daniel Cardon de Lichtbuer (Président de Child Focus et de la Fédération Européenne pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités)
• Un Conseil honoraire a été constitué afin d’aider ICMEC à construire un réseau mondial d’organisations et de personnes aptes à protéger les enfants dans le monde.
Sa composition actuelle :
Sa Majesté la Reine des Belges
Sa Majesté la Reine Silvia de Suède
Madame Laura Bush, épouse du Président des Etats-Unis
Madame Marta Sahagùn de Fox, épouse du Président du Mexique
Madame Jolanta Kwasniewska, épouse du Président de Pologne
Madame Valentina Matvienko, Vice-Premier Ministre de Russie
Madame Susanna Agnelli, Présidente de la Fondation IL FARO


Toutes ces activités menées par le département Développement international de Child Focus ont pour but ultime de pouvoir être plus efficace en Europe afin d’améliorer le sort des enfants disparus et abusés.