| Le
point sur Child Focus
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Comment notre Centre est-il
né ? Quelle est notre mission ? Comment fonctionnons-nous
? Quels sont nos résultats ? Nos objectifs ? Que représente
notre logo ? Voici les réponses à vos questions…
Comment est né Child Focus
?
En juin 1996, soit un an après la
tragique disparition de Mélissa et de Julie, Jean-Denis
Lejeune, le papa de de Julie a appris l'existence du National
Center for Missing and Exploited Children, à Washington
aux Etats-Unis et il s'est rendu sur place pour en étudier
le fonctionnement.
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Son idée était de s'inspirer de ce
concept et de l'adapter à notre pays car, selon lui, dans
l'affaire Dutroux, il y a eu trop de dysfonctionnements dans les
enquêtes policières et judiciaires ainsi qu'un manque
de moyens. Le 20 octobre 96, le jour de la Marche Blanche, au nom
d'un comité de parents victimes d'une disparition d'enfant,
il a demandé au Premier Ministre Jean-Luc Dehaene de l'aider
à créer un Centre similaire. Le 31 mars 98, le Centre
Européen pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités
était opérationnel sous le nom de Child Focus.
Dans quels domaines Child Focus intervient-il
?
Child Focus intervient au niveau des disparitions
inexplicables (non définies), des enlèvements par
un tiers ou un parent (vers l'étranger), des fugues et des
cas d'exploitation sexuelle et d'abus sexuel extrafamilal.
Quel est alors le rôle de Child Focus
?
Notre rôle est d'écouter, de conseiller
et d'encadrer les victimes, tant les parents que les enfants. Mais
aussi de suivre les dossiers et d'avoir des contacts avec les services
de police et la magistrature, ce qui nous permet entre autres de
stimuler, si nécessaire, la justice. Nous sommes également
là pour produire et diffuser des affiches ou des vignettes
pour rechercher les enfants et nous collaborons tant avec les médias
nationaux qu'internationaux.
Quels sont les "plus" de Child Focus par rapport
à d'autres organisations ou même aux services de police
?
Tout d'abord, il est bon d'insister sur le fait
que Child Focus ne se substitue pas aux services de police. Nous
sommes complémentaires et restons un centre indépendant.
Les "plus" de notre Centre sont nombreux. Premièrement,
nous sommes accessibles via notre numéro d'urgence gratuit
le 110, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Ce qui permet une assistance
et une efficacité optimales au service des victimes.
Au niveau équipement, nous disposons depuis décembre
99, d'une voiture spécialement équipée pour
produire des affiches sur le lieu-même de la disparition.
Nos volontaires peuvent donc immédiatement les afficher ;
la rapidité d'action est très importante pour la récolte
de témoignages.
Nous avons établi un réseau de volontaires dans les
27 arrondissements judiciaires. Chaque arrondissement a son propre
coordinateur.
Notre structure ne pourrait pas fonctionner de manière efficace
sans les volontaires et tous les autres partenaires.
Le concept de Child Focus reste un exemple unique en Europe. Mais
grâce à la Fédération Européenne
pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités, nous sommes
également en contact avec d'autres organisations en Europe
et dans le monde entier.
Child Focus est subventionné par
les pouvoirs publics. Alors, pourquoi récoltez-vous des fonds
?
Nous sommes subventionnés à raison
de 50% par les pouvoirs publics. Les 50% restants doivent provenir
du grand public et des entreprises.
Depuis 98, quels résultats avez-vous
obtenus ?
En moyenne, nous traitons plus de 3600 dossiers
par an. Environ 70 % d'entre eux sont clôturés endéans
l'année.
Comment aimeriez-vous voir évoluer
le Centre ?
Notre premier objectif était avant tout
d'être opérationnel et le plus efficace possible. D'autres
objectifs sont venus s'ajouter : la prévention ainsi que
la lutte contre la disparition et l'exploitation sexuelle des enfants.
Il est essentiel de continuer à étudier ces phénomènes
et à établir des programmes de prévention.
Le Centre doit également rester proche des familles des victimes.
Le contact humain, plus facilement que le contact téléphonique,
permet de débloquer des situations.
En 9 ans, Child Focus a amplement prouvé sa raison d'être.
En améliorant encore la collaboration avec la police et les
magistrats, nous parviendrons à gagner davantage de terrain
sur ces fléaux que sont la pédophilie et les disparitions
d'enfants.
Que représente le logo de Child
Focus ?
Le logo représente une tête et des
bras qui sont érigés vers le haut en signe d'appel
mais également en signe de victoire. Il symbolise aussi un
boomerang qui est capable de revenir à son point de départ.
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